Posted by: africanpressorganization | 28 November 2014

Benghazi : ce sont les civils qui payent le prix du conflit

 

Benghazi : ce sont les civils qui payent le prix du conflit

 

GENEVE, Suisse, 28 novembre 2014/African Press Organization (APO)/ Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant-Rouge libyen sont profondément préoccupés par la situation des civils pris au milieu des combats à Benghazi, et demandent instamment à toutes les parties de les respecter et les protéger.

 

Le conflit en cours a des répercussions qui se font sentir dans tous les domaines de la vie des civils. Les services des principaux hôpitaux de la ville ont été profondément perturbés par les conditions de sécurité précaires ; le personnel médical étranger est parti et les fournitures médicales manquent cruellement, et de ce fait, la population n’a qu’un accès limité ou pas d’accès du tout aux soins de santé. À cause de la violence, plus de 10 000 familles ont été contraintes de quitter Benghazi et de nombreuses autres ont été déplacées dans la ville.

 

« Les combats ont atteint des zones très densément peuplées, explique Omar Jaouda, le secrétaire général du Croissant-Rouge libyen. Il est devenu extrêmement difficile de circuler à l’intérieur de la ville, car y a des points de contrôle partout. Les gens n’ont presque plus d’argent liquide et certains produits alimentaires de base viennent à manquer. Et la situation ne va faire qu’empirer si les combats se poursuivent. Les volontaires de notre Société nationale travaillent nuit et jour. Ils évacuent les blessés et aident les civils à se mettre en lieu sûr, mais l’accès aux personnes qui ont besoin d’être secourues devient de plus en plus problématique. »

 

En partenariat avec le Croissant-Rouge libyen, le CICR fait face à l’urgence sanitaire tant à Benghazi que dans le reste du pays. Ces derniers jours, il a fait don de fournitures médicales, d’instruments chirurgicaux et de sacs mortuaires au centre médical de Benghazi. Il a également fourni au Croissant-Rouge libyen à Benghazi 6 000 poches de sang, des lots de matériel de prélèvement sanguin et des centaines de sacs mortuaires. « Nous demandons à toutes les parties au conflit de respecter la vie et la dignité des civils et de faciliter le travail des équipes médicales et des volontaires du Croissant-Rouge libyen, insiste Antoine Grand, chef de la délégation du CICR en Libye, temporairement basé à Tunis. Nous allons continuer de faire tout notre possible pour porter secours aux victimes du conflit à Benghazi et dans tout le pays, malgré ces circonstances terriblement difficiles. »

 

Le CICR poursuit son action humanitaire en Libye grâce aux 140 collaborateurs locaux qu’il emploie dans ses quatre bureaux de Tripoli, Benghazi, Misrata et Sabha.

 

SOURCE 

International Committee of the Red Cross (ICRC)


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