Posted by: africanpressorganization | 18 November 2014

Botswana: Des experts Africains et de l’ONU saluent un jugement important reconnaissant une organisation LGBT


 

Botswana: Des experts Africains et de l’ONU saluent un jugement important reconnaissant une organisation LGBT

 

GENEVE, Suisse, 18 novembre 2014/African Press Organization (APO)/ Des experts africains et onusiens des droits de l’homme ont aujourd’hui salué un jugement clé de la Haute Cour du Botswana affirmant que l’organisation «lesbiennes, gays et bisexuels du Botswana» (LEGABIBO) doit être légalement reconnue par les autorités.

 

La Cour a rejeté vendredi dernier les arguments avancés par le Ministère du Travail et des Affaires Intérieures du Botswana pour refuser l’enregistrement de LEGABIBO et a affirmé que «ce n’est pas un crime d’être attiré par les personnes du même sexe» et que «plaidoyer pour des réformes législatives visant à décriminaliser l’homosexualité est légal».

 

«Ce jugement notable de la Haute Cour du Botswana réaffirme que chacun a le droit à la liberté d’association et de réunion pacifique», a déclaré le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits à la liberté de réunion pacifique et d’association, Maina Kiai.

 

«D’autres pays devraient suivre et permettre l’enregistrement des organisations militant pour les droits de l’homme des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT)», a souligné l’expert des droits de l’homme.

 

Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, Michel Forst, a rappelé que «les Nations Unies et la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples ont à plusieurs reprises appelé les États à s’assurer que les défenseurs des droits de l’homme qui travaillent pour protéger les droits des personnes LGBT puissent faire leur travail essentiel sans entraves».

 

«Nous saluons cette décision remarquable et nous espérons qu’elle conduira à une plus grande reconnaissance et une meilleure protection des défenseurs LGBT des droits de l’homme en Afrique et au-delà», a ajouté Reine Alapini-Gansou, Rapporteur spécial sur les défenseurs des droits de l’homme de la Commission africaine.

 

«Cette décision majeure souligne qu’il ne peut y avoir aucune justification pour restreindre la liberté d’expression sur la base de l’orientation sexuelle et de l’identité du genre », a déclaré David Kaye, Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à la liberté d’opinion et d’expression. «J’espère que d’autres États prendront note de ce jugement important et élimineront ces restrictions discriminatoires.”

 

Les experts africains et onusiens des droits de l’homme ont appelé les autorités du Botswana à exécuter ce jugement et ont exhorté tous les pays à supprimer les restrictions discriminatoires aux droits fondamentaux des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres.

 

SOURCE 

United Nations – Office of the UN High Commissioner for Human Rights (OHCHR)


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