Posted by: africanpressorganization | 4 November 2014

Burkina Faso – Déclaration de M. Laurent Fabius (3 novembre 2014)


 

Burkina Faso – Déclaration de M. Laurent Fabius (3 novembre 2014)

 

PARIS, France, 4 novembre 2014/African Press Organization (APO)/ Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – mardi 4 novembre 2014

 

La France continue de suivre avec la plus grande attention la situation au Burkina Faso et salue le courage du peuple burkinabè dans sa mobilisation pour la démocratie. Elle se félicite du travail de la mission conjointe de la CEDEAO, de l’Union africaine et des Nations Unies.

 

La France appelle tous les acteurs à poursuivre leurs consultations afin de mettre en place dans les meilleurs délais une solution qui s’inscrive dans le cadre constitutionnel du Burkina Faso. A cet effet, un chef de l’Etat intérimaire civil doit être désigné rapidement afin de conduire le pays vers des élections.

 

Q – J’aimerais éclaircir le rôle de la France dans cette crise. Est-ce qu’il y a eu des hélicoptères qui ont été envoyés pour l’évacuation de Monsieur Compaoré ?

 

R – La position de la France a été très claire : il n’y a eu ni ingérence ni indifférence. Nous avons soutenu la mission tripartite qui s’est rendue sur place pour effectuer une médiation. Ce travail se poursuit. Le ministre s’est exprimé hier pour appeler à une solution qui s’inscrive dans le cadre constitutionnel du Burkina Faso et à la désignation d’un chef de l’Etat intérimaire civil. Le président de la République s’est exprimé dans le même sens.

 

La position de la France, c’est de défendre des principes sur les changements constitutionnels, en l’espèce ceux de l’Union africaine, qui ont notamment été affirmés dans la charte africaine pour la démocratie et la bonne gouvernance. Ce sont l’Union africaine, les Nations unies et la CEDEAO qui conduisent la médiation. L’Union africaine vient de désigner l’ancien Premier ministre du Togo, M. Kodjo, comme envoyé spécial – nomination que nous saluons. C’est une personnalité qui a une expérience et une expertise reconnues. Il contribuera, avec la mission tripartite, à faciliter une transition qui s’inscrive dans le cadre de la Constitution du Burkina Faso et qui permette d’aller vers des élections démocratiques le plus rapidement possible.

 

Q – Le président Hollande a dit hier que Paris avait participé à l’évacuation de M. Compaoré, même si c’était de façon indirecte. Quelle a été la participation de la France ?

 

R –Je vous renvoie aux déclarations du président de la République : « l’évacuation de Blaise Compaoré » s’est faite « sans drame » et « sans [que la France] y participe elle-même ».

 

SOURCE 

France – Ministry of Foreign Affairs


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