Posted by: africanpressorganization | 20 October 2014

Didier Reynders réagit à l’expulsion par la RDC de Scott Campbell, directeur du BCNUDH


 

Didier Reynders réagit à l’expulsion par la RDC de Scott Campbell, directeur du BCNUDH

 

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 20 octobre 2014/African Press Organization (APO)/ Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Didier Reynders est très inquiet d’apprendre l’expulsion de Mr Scott Campbell, Directeur du Bureau Conjoint des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme (BCNUDH) établi à Kinshasa par la MONUSCO et le Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme des Nations-Unies.

 

Cette expulsion fait suite à la publication par le BCUNDH d’un rapport détaillant les violations graves des Droits de l’Homme perpétrées du 15 novembre 2013 au 15 février 2014 par des agents de la Police Nationale Congolaise dans le cadre de l’opération Likofi (coup de poing en lingala) menée dans le but de lutter contre la délinquance à Kinshasa. Cette opération a visé à traquer les « Kulunas », terme qui désigne un criminel ou un groupe de criminels à l’origine de divers actes criminels graves, mais aussi, toujours selon le rapport du BCUNDH, des bandits opérant en tenue militaire ou policière.

 

Lors du débat qui s’est tenu à la Commission des Relations extérieures de la Chambre belge des Représentants le 29 janvier 2014, le Vice Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders s’exprimant sur cette affaire soulignait que « la lutte contre le terrorisme urbain est une nécessité mais que le gouvernement congolais doit mener cette lutte en respectant les droits de l’homme, à plus forte raison s’il s’agit de mineurs d’âge. Nous espérons que les événements seront l’objet d’un examen au fond et que les auteurs de ces actes de violence seront jugés ». Si cet examen a bien eu lieu par le BCUNDH, l’expulsion de son Directeur n’était pas la réponse à laquelle on était en droit de s’attendre du gouvernement de la RDC.

 

Le Ministre Reynders appelle dès lors les autorités congolaises à réexaminer leur décision, à la lumière des engagements internationaux en matière des Droits de l’Homme auxquels la RDC a adhéré, et à entamer d’urgence un dialogue constructif avec le BCUNDH sur les recommandations exprimées dans son rapport.

 

SOURCE 

Belgium – Ministry of Foreign Affairs


Categories

%d bloggers like this: