Posted by: africanpressorganization | 16 May 2014

France / RCA


 

France / RCA

 

PARIS, France, 16 mai 2014/African Press Organization (APO)/ Quai d’Orsay – Déclarations du porte parole

 

Q –Il y a quelques jours, une de nos compatriotes a été assassinée en Centrafrique. La France va-t-elle faire une enquête approfondie avec les autorités centrafricaines afin de connaitre la vérité sur ce drame ?

 

R – Le président de la République et le ministre des Affaires étrangères se sont exprimés immédiatement pour condamner l’assassinat de notre compatriote et pour exprimer notre solidarité avec sa famille. Nous avons demandé à ce que toute la lumière soit faite pour déterminer les circonstances de cet assassinat et pour en identifier les auteurs afin qu’ils puissent être traduits devant la justice. Une enquête est menée par la prévôté de la force française Sangaris et la force africaine Misca. Le parquet de Paris a également ouvert mercredi une enquête préliminaire. Comme l’a rappelé Laurent Fabius, il ne doit pas y avoir d’impunité pour les crimes commis à l’encontre des journalistes qui défendent la liberté d’informer partout dans le monde.

 

Je rappelle qu’à la suite de l’assassinat des deux journalistes de RFI au Mali, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté le 26 novembre dernier à l’initiative de la France une résolution portant sur la sécurité des journalistes, qui appelle les Etats à prévenir les violences contre les journalistes et à lutter contre l’impunité de leurs auteurs. Ces crimes ne doivent pas rester impunis et nous souhaitons que la communauté internationale se mobilise pour lutter contre l’impunité des auteurs de crimes contre les journalistes.

 

Q – Est-ce que la sécurité va être renforcée en Centrafrique pour les journalistes, quels qu’ils soient, en poste actuellement là-bas ?

 

R – La situation n’est pas facile. Il y a encore des violences et beaucoup d’insécurité, malgré les efforts réalisés par les Etats africains et par la France dans le cadre de l’opération Sangaris et dans le cadre des Nations unies pour sécuriser ce territoire et protéger les populations. Nous nous efforçons de protéger les journalistes français qui couvrent la situation en Centrafrique mais c’est difficile. Nous leur faisons un certain nombre de recommandations à travers notre ambassade à Bangui et à travers la force Sangaris.

 

SOURCE 

France – Ministry of Foreign Affairs


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