Posted by: africanpressorganization | 3 April 2014

Des Dirigeants Africains et le Secrétaire Général des Nations Unies insistent sur l’importance des questions de santé pour le développement / La lutte contre la malaria présentée comme un investissement exemplaire en matière de santé pour un meilleur développement lors d’un évenement organisé par la Commission de l’Union Africaine et le Partenariat Roll Back Malaria (RBM)




 

Des Dirigeants Africains et le Secrétaire Général des Nations Unies insistent sur l’importance des questions de santé pour le développement / La lutte contre la malaria présentée comme un investissement exemplaire en matière de santé pour un meilleur développement lors d’un évenement organisé par la Commission de l’Union Africaine et le Partenariat Roll Back Malaria (RBM)



 

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 3 avril 2014/African Press Organization (APO)/ Réunis en marge du 4ème sommet Europe-Afrique à Bruxelles, quelques jours avant la Journée Mondiale de la Santé célébrée le 7 avril prochain, des Chefs d’Etats et Dirigeants Africains ont mis à l’ordre du jour l’ importance de la santé pour le développement de l’Afrique, ce matin, lors d’un petit déjeuner organisée par la Commission de l’Union africaine ( CAU) et la partenariat Roll Back Malaria ( RBM ). Les intervenants de Haut-Niveau, dont le Secrétaire Général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon , S.E. Dr Nkosazana Dlamini Zuma, Présidente de la Commission de l’Union Africaine, et plusieurs chefs d’Etat africains, ont insisté sur la nécessité d’ une position de premier plan sur les questions de santé pour le développement et ce à l’approche de l’échéance en 2015 des Objectifs du Millénaire des Nations Unies pour le Développement (MDGs) et au-delà .



 

S’adressant à environ 150 personalités de Haut-Niveau représentant la CommunautéInternationale, le SecrétaireGénéral des Nations Unies, Ban Ki- moon, a déclaré : «L’instant est critique . [ … ] Nous pouvons obtenir de bons résultats en nous appuyant sur ce que nous avons appris – et ce y compris l’importance cruciale de maintenir les investissements en hausse en matière de santé dans l’agenda du développement international. Je demande à tous les partenaires de continuer de contribuer maintenant aux interventions de santé, ce qui nous permettra d’économiser des coûts et des vies à l’avenir. ”

Le SecrétaireGénéral a ajouté : ” Les communautés en bonne santé créent des sociétés plus dynamiques, qui permettent aux personnes et aux économies nationales de prospérer. La lutte contre la malaria est un excellent exemple. Depuis que les Objectifs du Millénaire pour le développement ont été lancés, nous avons eu la preuve que la lutte contre la malaria est un bon investissement qui sauve des vies et accélère le progrès économique”

 

Les intervenants ont démontré que l’importance des investissements en matière de santé contribuent au développement du progrès en général et ont encouragé le leadership politique, l’action nationale et les partenariats afin de sauver des vies et créer des environnements plus stables qui permettent un meilleur développement pour tous.

 S’exprimant sur la position africaine commune au sujet des Objectifs du Millénaire de Développement des Nations Unies d’après 2015.

 

S.E. Ellen Johnson Sirleaf, Présidente du Libéria, a déclaré: “[ … ] l’Afrique se trouve à un carrefour important, alors que nous laissons derrière nous la mort et le désespoir et que nous mettons nos forces et nos ressources ensembles, afin d’améliorer la qualité de vie de nos collectivités. ” Elle a continué : “Nous travaillons tous ensemble et, alors que nous avons surmonté des obstacles énormes, de plus grands nous attendent encore dans notre combat visant à améliorer la vie des personnes à travers l’Afrique et le Monde. Nous devons reprendre le travail inachevé visant à débarrasser l’Afrique de la malaria, du HIV et de la tuberculose. Si nous redoublons d’efforts jusqu’à la fin de 2015 et que nous nous engageons à un programme commun après l’échéance de 2015, nous réussirons. ”




 

“Mon gouvernement a la ferme conviction que nous devons toujours d’abord mettre le peuple en avant et que les personnes en bonne santé font une nation saine et prospère. C’est pourquoi une partie importante de notre budget national est consacré à la santé, mais des fonds supplémentaires sont encore nécessaires dans ce domaine, ” a continué S.E. John Mahama Dramani, Président du Ghana. Nous avons besoin de consacrer un financement plus stratégique à l’égard de la santé globale de notre peuple, et plus particulièrement œuvrer à l’éradication de la malaria”.



 

Les investissements en matière de santé ont toujours été associés à l’impact sur le développement. Au Rwanda, par exemple, les chiffres de la Banque mondiale montrent que l’augmentation des dépenses de santé de seulement 15 % a abouti à des progrès drastiques contre les principaux indicateurs de la pauvreté et de la maladie, y compris une diminution de l’incidence de la malaria de plus de 50 % depuis 2006 et une réduction de la mortalité maternelle. Ces progrès ont permis de susciter un développement économique qui a entraîné une augmentation du PIB de près de 5,5 milliards de dollars lors de la dernière décennie.



 

“Si l’Afrique est le continent dont le développement est le plus rapide dans le monde d’aujourd’hui . [ … ], c’est parce que nous, les dirigeants africains, avec nos peuples et nos partenaires du développement, nous nous sommes engagés à changer la donne par rapport à un fléau comme la malaria “, a déclaré S.E. Armando Guebuza, Président du Mozambique. “Durant ce siècle, nous récolteront non seulement un dividende démographique, mais aussi un dividende exempt de maladies; puisque nous sauvons les vies de nos enfants, leur potentiel d’apprentissage augmente, les niveaux de productivité du marché du travail augmentent, et les gouvernements comme les ménages dépensent moins pour la santé, libérant plus de ressources pour le développement, en plus de la défaite de la malaria.”

 

S’appuyant sur la lutte contre la malaria comme un domaine exemplaire d’investissement pour la santé, beaucoup ont noté les progrès impressionnants réalisés contre la maladie mortelle ces dernières années – en particulier en Afrique , où l’on estime que la maladie cause un minimum de 12 milliards de dollars de perte de productivité chaque année – et les progrès associés à des cibles de développement plus large. Des données récentes en cours d’examen indiquent que chaque dollar investi contre la malaria en Afrique crée 40 dollars de PIB.



 

“La lutte contre la malaria nous a montré le fort retour surinvestissement possible lorsque nous nous réunissons, de manière sectorielle et intersectorielle, pour renforcer les systèmes et améliorer l’accès aux services de prévention et de traitement, ” a déclaré le Dr Fatoumata Nafo- Traoré , Directeur exécutif du Partenariat Roll Back Malaria ” . Maintes et maintes fois , la lutte contre la malaria s’est avérée être l’un des investissements globaux les plus rentables , servant de point d’entrée à d’autres objectifs de développement et cédant la place à des grossesses plus sûres, des salles de classe plus amples et des économies plus saines. Lorsque nous investissons dans la santé, non seulement nous sauvons des vies , mais nous améliorons la qualité de vie de communautés entières. La poursuite des progrès nécessitera une approche multisectorielle forte, s’appuyant sur les niveaux de compétences de tous afin de maximiser l’impact de notre action.”


 

Une attention accrue à la santé a permis d’énormes progrès par rapport aux autres objectifs de développement au cours des dernières années, en particulier en Afrique. En conséquence, la pauvreté a diminué, avec au moins une diminution de 500 millions de personnes vivant en dessous du seuil de la pauvreté; la mortalité infantile a diminué de près de 50% et le taux de mortalité du à la malaria a chuté de 45 % dans le monde et de 49 % en Afrique. Il n’y a jamais eu autant d’enfants enregistrés à l’école primaire, l’accès à l’eau potable s’est amélioré et les programmes pour prévenir et traiter le virus du sida, la malaria et la tuberculose ont sauvé des millions de vies.





 

SOURCE 

NATIONS UNIES


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