Posted by: africanpressorganization | 10 May 2012

Reporters sans frontières dénonce l’arrestation du journaliste Faisal Mohammed Salih


 

 

Reporters sans frontières dénonce l’arrestation du journaliste Faisal Mohammed Salih

 

PARIS, France, 10 mai 2012/African Press Organization (APO)/ — Le 9 mai 2012, le journaliste indépendant et défenseur des droits de l’homme, Faisal Mohammed Salih, a été arrêté arbitrairement par les forces de sécurité à Khartoum, la capitale du Soudan. La veille, il avait déjà été interpellé et retenu dans les locaux des forces de sécurité pendant huit heures sans possibilité de boire ni de manger. Reporters sans frontières est outrée face à la violence des pressions que subit ce journaliste, ancien rédacteur en chef d’Al-Adwa, depuis près de deux semaines.

“Nous demandons aux autorités soudanaises de mettre un terme à ces mesures d’intimidation cruelles qui confinent à la torture physique et psychologique. Le but de ces multiples interpellations est de pousser à bout le journaliste, tout en l’empêchant d’exercer son métier. Nous appelons à la libération immédiate et définitive de Faisal Mohammed Salih,” a déclaré Reporters sans frontières.

Faisal M. Salih avait déjà été convoqué, le 25 avril 2012, dans les locaux des services nationaux de renseignement et de sécurité (NISS) à Khartoum. Pendant plusieurs heures, les officiers du NISS l’avaient interrogé sur ses commentaires critiques à l’égard du Président Omar el-Béchir, lors d’une interview à Al-Jazeera le 19 avril 2012.

Le lendemain, Faisal M. Salih doit à nouveau se rendre dans les locaux des forces de sécurité. Tous les jours, jusqu’à son arrestation, le journaliste a ainsi été convoqué dans les locaux pendant près de sept heures, sans qu’aucun interrogatoire ne soit entrepris. Aucune poursuite judiciaire n’a été lancée, aucune instruction n’a été ouverte à son encontre.

“Le harcèlement constant dont est victime le journaliste est une preuve supplémentaire des réflexes liberticides à l’égard de la presse du régime de Khartoum, qui entend mettre sous silence toute voix dissidente,” a ajouté l’organisation de défense de la liberté de la presse.

Par ailleurs, le 22 et 24 avril ainsi que le 3 mai 2012, les services de renseignement avaient saisi les exemplaires, tout juste imprimés, du quotidien d’opposition Al-Midan. Aucun motif clair n’avait alors été invoqué.

Empêchant les citoyens soudanais de s’informer, cette méthode de censure entraîne par ailleurs de graves pertes financières pour les médias visés, qui, à terme se trouvent contraints à l’auto-censure, ou à la fermeture pure et simple.

 

SOURCE 

Reporters without Borders (RSF)


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