Posted by: africanpressorganization | 23 April 2012

Guinée équatoriale / Point de presse du porte-parole du Quai d’Orsay


 

Guinée équatoriale / Point de presse du porte-parole du Quai d’Orsay

 

PARIS, France, 23 avril 2012/African Press Organization (APO)/ — Point de presse du 20 avril 2012

(…)

 

Q – J’ai reçu des communiqués de la Guinée équatoriale comme quoi l’ambassade de France à Malabo aurait convoqué tous les responsables des entreprises françaises à Malabo et les ressortissants français et leur aurait parlé d’un éventuel plan d’évacuation. L’ambassadeur de France à Malabo lui-même a été, semble-t-il, convoqué par le ministre des Affaires étrangères. Êtes-vous au courant de cette information ? Si oui, que peut-on en savoir ?

 

La deuxième question concerne les biens mal-acquis, dossiers qui emballent le gouvernement de Guinée équatoriale. En septembre 2011, l’immeuble de l’avenue Foch aurait été indiqué comme siège diplomatique parce que les diplomates y habitaient. En février 2012, la police a fait une perquisition record. Aujourd’hui, il semblerait qu’il y ait un mandat d’arrêt international qui serait lancé contre le fils de M. Obiang Nguema. Est-ce qu’aujourd’hui on peut savoir si cet immeuble était réellement indiqué comme lieu diplomatique ? Est-ce que la chancellerie laissera ce mandat d’arrêt international être appliqué ?

 

R – Je vais partager avec vous mon expérience personnelle. J’ai été pendant quelques années ambassadeur moi-même dans un pays pas très loin d’ici. L’une des premières missions d’un ambassadeur, c’est la sécurité et la protection de nos compatriotes qui vivent dans tel ou tel pays, que ce soit au Canada, en Chine, en Australie, ou en Guinée équatoriale. À partir de là et avec cet élément de feuille de route, que ce soit à Washington ou Malabo, c’est la même chose, on travaille et on réunit régulièrement, dans le cadre du plan de sécurité, nos compatriotes qui, sur une base volontaire, font partie de ce que l’on appelle les plans de sécurité de nos ambassades. On le fait en général deux, trois ou quatre fois par an pour actualiser les choses, pour discuter, pour voir comment les uns et les autres vivent, pour mettre au point les procédures de communication, échanger sur toutes ces questions. Donc que notre ambassadeur à Malabo le fasse, c’est tout aussi naturel que ce que ferait notre ambassadeur au Canada, au Danemark ou en Australie. Cela fait partie, non seulement du travail, mais de la responsabilité d’un chef de poste. Notre ambassadeur à Malabo est un professionnel, sérieux, qui fait son travail. Je crois qu’il n’y a aucune raison, il n’y a pas lieu, non seulement de spéculer, mais de propager de telles rumeurs sur telle ou telle initiative que peut prendre notre ambassadeur à Malabo dans le cadre de ses fonctions et dans le cadre de ses responsabilités.

 

Pour en revenir à cette affaire judicaire, j’ai eu l’occasion de m’exprimer ici. Nous sommes dans un pays où la justice est indépendante.

Sur cette affaire que vous évoquez, une instruction judicaire est en cours. Il ne m’appartient absolument pas, d’une part de la commenter, et d’autre part d’envisager, pour ceux qui oseraient s’aventurer sur ce terrain-là, une moindre action de l’exécutif sur la justice, je le répète, la justice en France est indépendante. Elle a ouvert une instruction, laissons-là faire son travail.

 

Troisièmement, vous m’interrogez sur la nature juridique des biens qui sont concernés par cette instruction. Nous avons été saisis au mois de septembre

2011 d’une démarche des autorités de Guinée équatoriale s’agissant de la nature juridique de cet immeuble. La position des autorités françaises a été très clairement signifiée en réponse à cette démarche, au mois d’octobre 2011. Donc, les autorités de Malabo connaissent parfaitement la réponse et la position des autorités françaises sur la qualification juridique de ces immeubles.

 

SOURCE 

France – Ministry of Foreign Affairs


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