Posted by: africanpressorganization | 28 March 2012

PROMOUVOIR UN SYSTEME DYNAMIQUE DE RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE DANS L’ESPACE CEDEAO


 

 

PROMOUVOIR UN SYSTEME DYNAMIQUE DE RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE DANS L’ESPACE CEDEAO

 

ABIDJAN, Côte d’Ivoire, 28 mars 2012/African Press Organization (APO)/ — L’universitaire et ancien ministre ivoirien, Saliou Touré, a lancé mardi 20 mars à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire, un véritable cri d’alarme en direction des gouvernements africains, les invitant à consacrer plus d’investissements au développement de la science et de la technologie sur le continent.

« En raison de la grave crise économique et financière de ces dernières décennies, les gouvernements africains n’ont consacré que 0,3 % de leurs produits intérieurs bruts (PIB) aux investissements de recherche et développement alors que, selon le Plan d’action de Lagos pour le développement économique de l’Afrique, tous les chefs d’Etat et de gouvernement africains s’étaient engagés à allouer au moins 1% de leurs budgets nationaux à la science et à la technologie », a-t-il déploré.

Le professeur Saliou Touré, président de l’Université internationale de Grand-Bassam, en Côte-d’Ivoire, qui s’exprimait ainsi à l’ouverture de la réunion des experts en science, technologie et innovation de la Cedeao, a énuméré les nombreuses difficultés auxquelles font face ces disciplines en Afrique.

Selon le conférencier, de nombreux laboratoires et/ou équipes de recherche ont dû arrêter leurs activités scientifiques faute de financement alors que les besoins dans la recherche et l’innovation technologique étaient devenus plus pressants.

Outre les difficultés financières, la recherche scientifique et technologique africaine est confrontée à un certain nombre de contraintes qui freinent son développement qualitatif et quantitatif, a-t-il indiqué.

Parmi ces contraintes, le Pr Touré a cité, entre autres, l’intégration insuffisante de la science et de la technologie dans les plans nationaux de développement, la faiblesse des politiques de la science et le manque d’équipements scientifiques de dernière génération.

Il a également énuméré l’absence de mécanismes appropriés de financement de la recherche et la baisse des subventions de l’Etat, la faiblesse des relations entre la formation, la recherche et le développement, l’inadaptation des statuts des chercheurs et des structures de recherche ainsi que le manque de politique d’incitation et de reconnaissance sociale des scientifiques.

Face à ce tableau peu reluisant, le Pr Saliou Touré a salué la décision des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao qui ont, à travers le Traité Révisé, reconnu la science et la technologie comme étant le moteur du développement durable de notre sous-région et réaffirmé leur volonté de promouvoir un système dynamique de recherche scientifique et technologique ouvert à la coopération sous-régionale, bilatérale et multilatérale.

Il urge, a-t-il souligné, que la Commission de la Cedeao se mobilise et fasse appel, dans un esprit de solidarité et avec une vision claire des intérêts communs des Etats membres, à la science et à la technologie pour répondre aux défis que nous impose le nouvel état du monde.

Face aux enjeux et aux défis de la mondialisation des échanges, le conférencier recommande aux pays africains en général, et aux Etats membres de la Cedeao en particulier, d’élaborer leurs propres plans de développement scientifique et technologique.

Après sa communication, le Pr Saliou Touré et les experts en science, technologie et innovation de la Cedeao ont visité les stands de la Semaine de promotion de la recherche ivoirienne.

Cette manifestation, qui se tient du 20 au 24 mars à Yamoussoukro en marge de la 2e Conférence des ministres en science et technologie de la Cedeao, est destinée à promouvoir et valoriser les résultats et les acquis de la recherche en Côte d’Ivoire.

 

SOURCE 

Economic Community Of West African States (ECOWAS)


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