Posted by: africanpressorganization | 16 November 2011

Eliminons la transmission du VIH de la mère à l’enfant ! Une conférence internationale exceptionnelle de mobilisation pour une génération sans VIH en Afrique de l’Ouest et du Centre


 

 

Eliminons la transmission du VIH de la mère à l’enfant ! Une conférence internationale exceptionnelle de mobilisation pour une génération sans VIH en Afrique de l’Ouest et du Centre

 

PARIS, France, 16 novembre 2011/African Press Organization (APO)/ — L’UNICEF et les principaux acteurs de la lutte contre le VIH/sida se réunissent aujourd’hui et demain à Paris à l’Institut Pasteur, afin de mobiliser acteurs de terrain, décideurs et bailleurs en vue de l’accès universel à la prévention de la transmission mère-enfant du VIH (PTME) dans les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre.

 

La réduction du nombre de nouvelles infections chez les enfants de 90% et du nombre de décès maternels liés au sida de 50% à l’horizon 2015 est aujourd’hui à portée de main, mais doit être une priorité nationale pour les pays concernés afin de devenir réalité.

 

En l’absence de prophylaxie et de traitements, jusqu’à 40% des bébés nés de mères séropositives peuvent être infectés par le VIH. Lorsque ces moyens sont mis à la disposition des femmes et de leurs enfants, le risque de transmission peut être réduit à moins de 5%.

 

L’Afrique de l’Ouest et du Centre concentre 25% du nombre global de femmes enceintes et d’enfants infectés par le VIH. Sur fond de forte mortalité materno-infantile dans toute la région, la transmission du virus de la femme à son enfant y reste globalement très élevée, malgré des situations très inégales d’un pays à l’autre. Passant de 4% en 2005 à 23% en 2009, le pourcentage de femmes enceintes séropositives bénéficiant d’un traitement ARV pour prévenir la transmission verticale a notablement augmenté mais reste encore trop faible. Trop de femmes et d’enfants restent exclus de la PTME (prévention de la transmission mère/enfant) et les pays de la région ne reçoivent pas l’attention, l’engagement ni le soutien financier suffisants des décideurs politiques et de la communauté internationale ni des pays concernés eux-mêmes pour inverser réellement la tendance.

 

Alors que le temps est compté d’ici 2015, que les solutions et stratégies existent et ont été mises en œuvre avec succès dans d’autres pays du continent africain, la Conférence internationale organisée par l’UNICEF France, avec le ministère des Affaires étrangères et européennes, l’Agence française de développement (AFD), l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS), Esther, l’Institut Pasteur, ONUSIDA et Unitaid, entend mobiliser les efforts pour mettre un terme à cette situation inacceptable. Construite comme une plateforme d’échanges d’expériences, résolument tournée vers « ce qui marche », la Conférence est l’occasion de faire se rencontrer les acteurs de terrain, décideurs et meilleurs experts venus des 24 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre avec leurs homologues internationaux.

 

« L’expérience le montre : éviter que les enfants ne contractent le VIH/sida à la naissance ou dans les premiers mois, c’est possible, y compris dans les pays pauvres. Protéger les bébés contre le virus est une question de volonté politique et de priorité dans l’allocation des ressources des Etats et des bailleurs » selon Jacques Hintzy, président de l’UNICEF France, «il n’y a donc aucune raison d’attendre ».

 

Pour être efficace, la PTME doit être intégrée aux soins de santé de la mère et de l’enfant. Le suivi périnatal des femmes enceintes doit être renforcé et doit intégrer systématiquement des services de dépistage du VIH et de conseil auprès des femmes, le dépistage précoce chez le nourrisson, et la mobilisation des pères autour du dépistage et de la prévention doit être encouragée. Par ailleurs, pour être développée à l’échelle nationale, l’approche doit être basée sur la décentralisation des services, le partage des tâches et l’amélioration de l’accompagnement au plus près des communautés les plus isolées et vulnérables. Enfin, la faisabilité et l’efficacité des stratégies globales doivent être évaluées dans des programmes de recherche opérationnelle.

 

Avec plus de ressources, l’Afrique de l’Ouest et du Centre est capable d’accélérer sa progression vers l’ETME et l’amélioration de la santé maternelle d’ici 2015.

 

Pour le professeur Stéphane Blanche, de l’Hôpital Necker-Enfants Malades, qui a piloté la préparation de la Conférence, « les moyens existent : les médicaments, des stratégies efficaces, des chercheurs, des bailleurs et des aides, un réseau international qui s’organise. Il faut donc que, moyennant une volonté politique forte, tous les acteurs, à chaque échelon de responsabilité, s’en emparent pour permettre une prévention effective de la transmission verticale du VIH ». C’est l’objectif de la Conférence.

 

 

[L’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant à l’horizon 2015 est un axe majeur de campagne de l’ONUSIDA, de l’OMS, de l’UNFPA et de l’UNICEF à l’échelle mondiale].

 

La conférence aura lieu mercredi 16 novembre de 14h30 à 18h30 et jeudi 17 novembre de 9h30 à 18h à l’Institut Pasteur, 28 rue du Docteur Roux 75015 Paris.

 

SOURCE 

United Nations Children’s Fund (UNICEF)


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