Posted by: africanpressorganization | 1 July 2011

La jeunesse africaine apporte son message au 17eme sommet de l’UA

 

 

La jeunesse africaine apporte son message au 17eme sommet de l’UA

 

MALABO, Guinée Equatoriale, 1er juillet 2011/African Press Organization (APO)/ — Après l’ouverture officielle du 17eme Sommet de l’Union africaine (UA) à Malabo, Guinée Equatoriale, le 30 juin 2011, jeunes hommes et femmes et présidents africains se sont livrés à un exercice inédit, un débat franc et ouvert autour du thème retenu «Accélérer l’autonomisation des jeunes pour le développement durable ». Le 17eme Sommet de l’UA fera date.

Dans l’hémicycle du Centre de Conférences de Sipopo, des jeunes venus des cinq régions du continent, de l’Union panafricaine de la jeunesse et du corps de jeunes volontaires de l’UA ont bousculé le protocole et ont attiré fortement l’attention de l’Assemblée sur les menaces que représentent le chômage des jeunes, la baisse du niveau de l’enseignement et un marché du travail inaccessible.

Modéré par Assane Diop, journaliste rompu aux questions africaines, les trois séquences du débat ont été introduites par M. Meles Zenawi, Premier ministre de la République fédérale démocratique d’Ethiopie, par le Président Amadou Toumani Touré du Mali et par le Président Armando Emilio Guebuza du Mozambique.

M. Zenawi a reconnu que les jeunes du continent ont un accès limité au marché du travail et sont victimes de l’aliénation sociale, politique et économique dont souffre globalement l’Afrique. Pour apporter une solution durable aux préoccupations des jeunes, il convient a-t-il dit, avant tout, de trouver une solution au malaise sociétal. Cela, en investissant dans l’éducation, en renversant la tendance de la désindustrialisation, en investissant dans l’agriculture ainsi que dans les économies vertes. Il a aussi appelé à une participation populaire accrue dans les processus de prise de décisions mais surtout à aller au delà des stratégies et accorder plus d’attention à l’action que cela a été fait dans le passé.

L’exposé du Président Touré était, quant à lui, centré sur la formation et l’insertion des jeunes. Ce fut l’occasion de partager avec l’Assemblée et les jeunes l’expérience «Emploi- jeune » mené par le Mali depuis 2002. Ce programme donne des possibilités d’apprentissage aux jeunes, promeut l’entreprenariat ainsi que l’emploi rural et l’insertion des handicapés. Le Président a toutefois profondément déploré l’hémorragie que l’immigration clandestine inflige à l’Afrique en la privant de bras valides et de personnes formés et compétentes.

Le Président Armando Emilio Guebuza qui intervenait sur l’intégration des jeunes dans la vie économique, a également rendu hommage à la jeunesse africaine, «l’autre nom de l’avenir ». Il ne s’agit plus de faire l’inventaire de ce que l’on devrait faire pour la jeunesse mais de savoir comment mieux soutenir la jeunesse a-t-il indiqué. Cependant, il convient avant tout de faire en sorte que l’enseignement soit plus compétitif afin de doter la jeunesse de formations professionnalisantes prisées sur le marché de l’emploi. Cela serait un «incubateur de développement ».

Le débat ouvert après chacune de ces adresses a permis aux répondants dont les jeunes de présenter leurs griefs aux chefs d’Etat et de gouvernement présents, de leurs faire des recommandations pour améliorer leur insertion dans la vie économique, politique et sociale mais aussi de leur exprimer leur soutien pour relever les défis du développement. Plus concrètement, ils ont demandé aux Etats qui ne l’ont pas encore fait de ratifier la Charte africaine de la jeunesse, de créer des Conseils nationaux de la jeunesse, d’instaurer la culture du volontariat et de l’apprentissage et d’inclure systématiquement des jeunes dans les délégations nationales participant aux réunions de l’UA. Ils ont aussi requis la création d’une agence des Nations unies pour la jeunesse et d’une enveloppe budgétaire pour rentre l’Union panafricaine de la jeunesse autonome.

Le débat a aussi permis aux chefs d’Etat et de gouvernement de présenter les actions entreprises dans leur pays respectif en faveur de l’autonomisation des jeunes et de faire état des défis auxquels ils font face. Les présidents se sont montrés réceptifs et ont exprimé la volonté de répondre aux attentes des jeunes.

Au préalable, le Professeur Jean-Pierre Ezin, Commissaire de l’UA chargé des ressources humaines, de la science et de la technologie a présenté la politique générale de la jeunesse de l’UA. En juillet 2006, l’Assemblée adoptait la Charte africaine de la jeunesse. Son entrée en vigueur au bout de 3 ans, en aout 2009 «a marqué le commencement d’une ère dynamique pour la participation des jeunes à des dialogues, à la formulation de politiques et d’initiatives de développement pour veiller à ce que leur opinion soit prise en compte ». Dans ce sillage, la célébration de l’Année africaine de la jeunesse (2008), l’institutionnalisation de la Journée africaine de la jeunesse, la proclamation de la Décennie pour le développement des jeunes (2009 – 2018) et son Plan d’action décennal sont autant de preuves de la volonté de placer la jeunesse au cœur des priorités de l’UA. Pour palier le taux élevé du chômage des jeunes, le Professeur Ezin a rappelé la nécessité de «créer dans tous les Etats membres un environnement propice à la création d’emplois » et à investir massivement dans l’éducation afin de mieux les préparer pour le futur.

 

Pour plus d’information, veuillez consulter le site du Sommet de l’Union africaine à l’adresse http://www.au.int/en/summit/17thsummit

 

SOURCE 

African Union Commission (AUC)


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