Posted by: africanpressorganization | 15 June 2011

70 millions de dollars alloués au Projet d’appui aux collectivités locales urbaines du Mali

 


 

 

 

70 millions de dollars alloués au Projet d’appui aux collectivités locales urbaines du Mali

 

 

BAMAKO, Mali, 15 juin 2011/African Press Organization (APO)/ — Le projet porte sur cinq villes : Bamako, la capitale, et quatre villes secondaires (Kayes, Sikasso, Ségou et Mopti). Les villes secondaires font l’objet d’une attention particulière afin d’accroître leur compétitivité économique avec Bamako, et donc leur capacité à capter une plus grande part du mouvement démographique vers les zones urbaines.

 

WASHINGTON, le 7 juin 2011- Le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui l’octroi d’un crédit de 70 millions de dollars destiné à financer le Projet d’appui aux collectivités locales urbaines du Mali, dont le but est de renforcer les performances des administrations publiques dans les grandes villes ciblées.

 

Les visées plus générales du projet, auxquelles contribuera la réalisation de son objectif de développement, sont d’améliorer la fourniture des services ainsi que la gouvernance et la responsabilité à l’échelon local dans les zones urbaines du Mali. « Pour accroître la responsabilité et la transparence au sein des collectivités locales urbaines, différentes mesures sont prévues : un cadre budgétaire basé sur les performances sera mis en place afin d’assurer des transferts de ressources prévisibles à l’échelon local, les collectivités locales seront soumises à une évaluation indépendante de leurs performances qui sera communiquée au public, et un mécanisme de renforcement des capacités sera établi pour les aider à satisfaire les critères de performances », précise Zié Ibrahima Coulibaly, le chef d’équipe de projet de la Banque. À travers l’amélioration des performances des collectivités locales, souligne-t-il également, cette démarche vise à faciliter la vie des pauvres qui bénéficieront de meilleurs services, et à faire en sorte que les villes contribuent davantage au développement économique local grâce au développement quantitatif et qualitatif des investissements du secteur public.

 

De par ces objectifs, le projet proposé s’inscrit pleinement dans la Stratégie d’aide-pays (CAS) à l’appui du Cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (CSCRP), et est en parfait accord avec la Stratégie régionale pour l’Afrique puisqu’il soutient son fondement par des activités axées à la fois sur l’offre et sur la demande dans l’optique d’améliorer la gouvernance et de renforcer les capacités du secteur public.

 

Le projet est expressément prévu dans le CAS pour appuyer la décentralisation au titre de l’Objectif stratégique n°2 : Renforcement des performances du secteur public. « Il s’agira de développer les capacités des administrations locales et de favoriser le développement communautaire et la participation des citoyens à la définition des priorités d’investissement », a ajouté le chef d’équipe de projet. L’assistance apportée aux centres urbains les rendra plus aptes à mobiliser et gérer des ressources et à mettre en œuvre des projets d’infrastructures avec leurs propres fonds. Cet objectif cadre en particulier avec le deuxième axe du CSCRP, à savoir la consolidation des réformes du secteur public, et également avec le futur CSCRP II (2012-2017) qui portera normalement sur le renforcement de la décentralisation et l’affectation aux collectivités locales de ressources en rapport avec leur mandat.

 

La conception du projet obéit aux principes de la Stratégie régionale pour l’Afrique, dans laquelle la Banque s’est notamment donné pour mission centrale d’appuyer le développement des capacités des villes africaines en matière budgétaire, administrative et urbanistique. Le projet comporte également un volet relatif au drainage et à la protection contre les inondations à Bamako, qui relève de la gestion des risques de catastrophe et de la réaction au changement climatique, dans le droit fil du pilier « vulnérabilité et résilience ».

 

Les principaux bénéficiaires du projet sont les habitants des villes concernées, qui vont voir s’améliorer la gestion générale des villes et des zones urbaines et qui pourront participer directement au choix des investissements prioritaires. Les investissements concrets et les activités de maintenance financés au moyen des dotations basées sur les performances bénéficieront à l’ensemble de ce groupe cible de manière directe ou indirecte. Des aides seront apportées aux conseils municipaux et aux administrations des villes secondaires du projet et au Conseil de district et à l’administration de Bamako pour leur permettre de mieux remplir leurs fonctions. À l’échelon national, les principaux bénéficiaires du projet sont le ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales (MATCL) et le ministère du Logement, des Affaires foncières et de l’Urbanisme (MLAFU), ainsi que les cellules de planification et de statistique (CPS) des deux ministères visés.

 

La composante n°1 du projet, Dotations basées sur les performances et dotations de renforcement des capacités pour les villes secondaires, aidera les municipalités de Kayes (ouest), Sikasso (sud), Ségou et Mopti (centre) à améliorer leurs compétences de gestion et à rendre compte de leurs activités, par le biais de deux sous-composantes : Dotation d’investissement basée sur les performances et Dotation de renforcement des capacités.

 

La composante n°2, Dotations d’investissement dans des infrastructures prioritaires, de restructuration institutionnelle et de renforcement des capacités pour Bamako, aidera le District de Bamako (la capitale) à faire face aux graves problèmes d’inondation qu’elle rencontre, à améliorer ses compétences de gestion et à rendre compte de ses activités, par le biais de trois sous-composantes : Dotation échelonnée pour la remise en état des voiries et des systèmes de drainage, Dotation de renforcement des capacités, et Dotation de restructuration institutionnelle destinée à consolider le District de Bamako et ses six communes afin qu’ils forment une autorité métropolitaine unique et plus performante.

 

La composante n°3, Renforcement des capacités institutionnelles, aidera les ministères et services centraux (en particulier le MLAFU et le MATCL) à assumer leurs rôles respectifs en favorisant le développement des villes dans un contexte de gestion décentralisée des ressources et de la fourniture des services de base à la population, par le biais de trois sous-composantes : A) Renforcement des capacités pour les municipalités visées ; B) Appui aux services gouvernementaux centraux pour les activités contribuant aux objectifs du projet ; et C) Appui à des études stratégiques ciblées, notamment aide à l’élaboration d’une stratégie de restructuration et à la mise en œuvre des arrangements institutionnels nécessaires à la bonne gestion de la métropole de Bamako.

 

La composante n°4, Gestion, suivi et évaluation du projet, financera la gestion du projet et l’établissement des différents rapports d’avancement.

 

SOURCE 

The World Bank


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