Posted by: africanpressorganization | 9 June 2011

Troisième réunion du groupe international de contact sur la Libye / Abu Dhabi, 9 juin 2011 / Allocution du Président de la Commission, Dr. Jean Ping

 


 

 

 

Troisième réunion du groupe international de contact sur la Libye / Abu Dhabi, 9 juin 2011 / Allocution du Président de la Commission, Dr. Jean Ping

 

 

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 9 juin 2011/African Press Organization (APO)/ — Allocution du Président de la Commission

 

Messieurs les co-Présidents du Groupe de contact sur la Libye,

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

 

Je voudrais d’emblée m’acquitter d’un agréable devoir en remerciant les autorités des Emirats arabes unis pour leur généreuse hospitalité.

 

La présente réunion du Groupe de contact se tient alors que le conflit qui déchire la Libye depuis février 2011 entre dans son quatrième mois, cependant que l’opération militaire conduite par la coalition dure depuis près de trois mois et vient d’être renouvelée pour une période identique.

 

La grave situation qui prévaut en Libye et que tout le monde connaît pose, chaque jour, de nouveaux défis tant en ce qui concerne les chances d’une transition démocratique réussie en Libye que la sécurité et la stabilité des pays de la région, qui sont ceux-là mêmes qui subissent le plus les lourdes conséquences de la crise libyenne. A cela s’ajoute le sort des travailleurs migrants africains et autres cherchant désespérément à fuir la Libye, avec des centaines de mort déjà enregistrées en mer.

 

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

 

La position de l’Union africaine sur la crise libyenne est maintenant bien connue. Nous avons, dès le le 10 mars 2011, sept jours avant la réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, exprimé notre conviction quant au fait que seule une solution politique permettra de répondre durablement aux aspirations légitimes du peuple libyen à la démocratie, à la bonne gouvernance et à l’Etat de droit, ainsi que de préserver l’unité et l’intégrité territoriale de la Libye.

 

Nous avons la faiblesse de croire que notre approche permettra de concilier l’objectif immédiat de transformation démocratique de la Libye avec la promotion de la stabilité du pays sur le long terme. C’est pourquoi l’UA est de plus en plus préoccupée et de plus en plus active.

 

C’est ainsi notamment qu’un Sommet extraordinaire s’est tenu à Addis Abéba le 25 mai dernier sur cette question. Le Comité ad hoc de haut niveau de l’UA a saisi l’occasion de ce Sommet pour interagir à nouveau avec les parties libyennes, à savoir les autorités à Tripoli et le Conseil national de transition (CNT). A cette occasion, les représentants des autorités libyennes nous ont présenté dans le détail le document soumis précédemment sur les «Mécanismes et moyens de mise en ?uvre de la Feuille de route de l’Union africaine ». Pour leur part, les représentants du CNT ont présenté un document sur le « Cadre général des négociations visant à satisfaire les demandes légitimes du peuple libyen en vue de la mise en place d’un ordre constitutionnel démocratique».

 

Par ailleurs, le Président Jacob Zuma d’Afrique du Sud a, avec l’accord du Comité ad hoc de haut niveau, effectué une visite en Libye, où il s’est entretenu de façon approfondie avec le Colonel Qaddafi sur les voies et moyens d’une sortie rapide de crise, conformément à l’esprit et à la lettre de notre Feuille de route.

 

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

 

    Au cours des jours et des semaines à venir, nous poursuivrons nos efforts, animés de la même conviction quant à la nécessité d’une solution politique et à la contribution particulière que l’Afrique, à travers le Comité ad hoc de haut niveau, peut apporter au règlement du conflit qui afflige la Libye. En particulier, nous envisageons une rencontre entre le Comité ad hoc et le Conseil de sécurité, le 15 juin prochain, pour tout à la fois mieux informer les membres de cet organe de nos efforts et exprimer nos préoccupations. Il est également prévu que le Comité ad hoc de haut niveau se réunisse au niveau des chefs d’Etat, au cours de ce mois de juin, pour évaluer à nouveau la situation et convenir des prochaines étapes de son action. Enfin, l’UA continuera à ?uvrer avec la Ligue arabe, la Conférence islamique, l’Union européenne et les Nations unies, au sein du cadre de travail qui réunit ces organisations en vue de la recherche d’une solution politique, et ce dans le prolongement de la rencontre qui a eu lieu au Caire, le 30 mai 2011.

 

Excellences

Mesdames et Messieurs,

 

    Je n’aurais de cesse de souligner la nécessité d’ouvrir une perspective politique en Libye et celle d’une vision à long terme fondée sur le souci de trouver des solutions durables.

 

L’UA, dont l’action est informée par la prise en compte objective des intérêts du peuple libyen, ainsi que des préoccupations légitimes des pays de la région quant à leur sécurité et à leur stabilité à long terme, continuera à faire preuve de la même détermination.

 

Je forme le v?u que la communauté internationale fasse preuve de l’unité de vues requise pour faire prévaloir la recherche d’une solution politique de sortie de crise, fondée sur une vision à long terme. C’est à cette seule condition, croyons-nous, qu’elle peut faire ?uvre utile en Libye. Aujourd’hui plus que jamais, l’UA est prête à travailler avec tous ses partenaires à cette fin.

 

Je vous remercie.

 

SOURCE 

African Union Commission (AUC)


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