Posted by: africanpressorganization | 22 June 2010

M. Piebalgs, membre de la Commission, se rend au Burkina Faso pour assister à la signature, par l’UE et les États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, de l’accord de partenariat de Cotonou révisé

 


 

 

M. Piebalgs, membre de la Commission, se rend au Burkina Faso pour assister à la signature, par l’UE et les États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, de l’accord de partenariat de Cotonou révisé

 

 

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 22 juin 2010/African Press Organization (APO)/ — Le 22 juin, M. Piebalgs assistera au Conseil des ministres conjoint UE-ACP, à

Ouagadougou, au Burkina Faso. L’UE et 79 États de l’Afrique subsaharienne,

des Caraïbes et du Pacifique (ACP) y signeront l’accord de partenariat de

Cotonou révisé, paraphé le 19 mars dernier. Ils devraient également adopter

des déclarations communes sur les objectifs du millénaire pour le

développement (OMD) et sur le changement climatique. Cette rencontre

devrait renforcer la position de l’UE et des pays ACP lors des négociations

internationales à venir, notamment dans le cadre du sommet de haut niveau

des Nations unies sur les OMD, à New York, en septembre, et de la

conférence des Nations unies sur le changement climatique, qui se tiendra à

Cancun, en décembre. Au cours d’une rencontre bilatérale, M. Piebalgs

s’entretiendra avec le président du Burkina Faso, M. Blaise Compaoré et

inaugurera l’«avenue de l’Europe» à Ouagadougou.

«Le Conseil conjoint UE-ACP représente la moitié du monde et la moitié de l’aide

mondiale. L’accord de Cotonou révisé est notre instrument commun de lutte contre

la pauvreté. Il contribuera à relever les défis de l’intégration régionale, du

changement climatique et de la réalisation des objectifs du millénaire pour le

développement dans ces pays. Si nous unissons nos efforts pour relever ces défis

communs et si nous parlons d’une seule voix, nous pouvons faire en sorte que

New York et Cancun soient des réussites», a déclaré M. Andris Piebalgs,

commissaire chargé du développement. Il a ajouté: «Le Burkina Faso est un bon

exemple de pays avec lequel notre coopération peut faire toute la différence. Il est

en bonne voie vers le développement économique et la stabilité politique et peut

compter sur notre soutien dans les efforts qu’il déploie».

Relations entre l’UE et les ACP

L’accord de Cotonou est l’accord de partenariat le plus complet qui existe entre les

pays en développement et l’UE. Il est notre principal instrument de lutte contre la

pauvreté dans les États ACP. Il sert de cadre aux relations de l’UE avec 79 États

d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) depuis l’an 2000.

L’accord révisé promeut un dialogue ouvert et une approche souple pour réduire et

finalement éradiquer la pauvreté. Il vise à encourager l’intégration régionale et à

relever les défis mondiaux tels que celui du changement climatique et il soutient les

pays dans leur progression vers la réalisation des objectifs du millénaire pour le

développement.

2

Sa deuxième révision adapte le partenariat aux derniers enjeux, et notamment:

– nos partenaires ACP ont d’immenses défis à relever pour être en mesure

d’atteindre les objectifs du millénaire pour le développement. L’engagement

de l’UE de lutter contre la pauvreté et de faire passer l’aide à 0,7 % du RNB a

été approuvé par le Conseil européen du 17 juin;

– le défi mondial du changement climatique est un thème majeur du

partenariat. Les parties s’engagent à soutenir les efforts visant à l’atténuer et à

s’adapter à ses conséquences;

– la révision reflète l’importance croissante de l’intégration régionale dans les

pays ACP et dans les relations UE-ACP. L’Union africaine devient un partenaire

du partenariat UE-ACP;

– sécurité et fragilité: aucun développement n’est possible en l’absence d’un

environnement sûr. Le nouvel accord souligne cette interdépendance et

s’attaque aux menaces pour la sécurité;

– le chapitre «Commerce» de l’accord reflétera la nouvelle relation

commerciale et l’expiration des préférences à la fin de 2007. Il réaffirme le rôle

des accords de partenariat économique dans la promotion du développement

économique et de l’intégration à l’économie mondiale. Il met l’accent sur

l’importance des stratégies d’adaptation commerciale et de l’aide au

commerce;

– un impact plus fort, une efficience accrue: la révision mettra en pratique les

principes internationalement approuvés en matière d’efficacité de l’aide, et

notamment la coordination des donateurs. Pour la première fois, le rôle des

autres politiques de l’UE dans le développement des pays ACP est reconnu et

l’UE s’engage à renforcer la cohérence de ces politiques à cette fin.

En 2009, les parties ont estimé nécessaire d’adapter le cadre de coopération actuel,

de manière à mieux tenir compte de tous les autres aspects de l’éradication de la

pauvreté. Les négociations ont été lancées en mai 2010 et le négociateur de l’UE a

paraphé les textes approuvés le 19 mars 2010.

Programme bilatéral

Durant sa visite, M. Piebalgs participera à un entretien bilatéral avec le président du

Burkina Faso, M. Blaise Compaoré. Ils débattront des relations entre l’UE et le

Burkina Faso, notamment en ce qui concerne la coopération au développement et la

politique énergétique. La Commission européenne est le principal bailleur de fonds

du pays, avec plus de 500 millions d’euros alloués sur la période de 6 ans comprise

entre 2008 et 2013, dans le cadre de l’actuel Fonds européen de développement.

Cette aide est destinée essentiellement au renforcement des infrastructures et de

l’interconnectivité, d’une part, et au soutien à la bonne gouvernance, d’autre part.

M. Piebalgs inaugurera, en outre, l’«avenue de l’Europe» en compagnie du maire de

Ouagadougou, M. Simon Compaoré, marquant ainsi symboliquement la volonté

d’entretenir une bonne coopération entre le Burkina Faso et l’UE.

Contexte

IP/05/789 et MEMO/10/89

Pour plus de renseignements sur les relations entre l’UE et le Burkina Faso, voir ici.

Pour plus de renseignements sur l’aide de l’UE à l’Afrique, voir l’atlas des

donateurs 2010.

 

SOURCE 

European Commission


Categories

%d bloggers like this: