Posted by: africanpressorganization | 18 March 2010

L’enseignement multigrade pour faire face à la pénurie d’enseignants et améliorer l’enseignement et l’apprentissage dans les zones rurales et difficiles d’accès / Une conférence internationale sur l’enseignement multigrade se tiendra du 22 au 24 mars 2010 à Wellington, Afrique du Sud

 


 

 

L’enseignement multigrade pour faire face à la pénurie d’enseignants et améliorer l’enseignement et l’apprentissage dans les zones rurales et difficiles d’accès / Une conférence internationale sur l’enseignement multigrade se tiendra du 22 au 24 mars 2010 à Wellington, Afrique du Sud

 

 

PRETORIA, South Africa, 18 mars 2010/African Press Organization (APO)/ — En Afrique et dans de nombreux endroits du monde en développement, près de 50% des enfants fréquentant l’école primaire vivent dans les campagnes. Ces millions d’apprenants en milieu rural sont marginalisés en raison de pratiques éducatives défaillantes qui n’ont pas mis en place des techniques éducatives offrant aux enfants une véritable chance d’achever avec succès leur cycle primaire.

 

La reconnaissance de cet état de fait a conduit l’Association pour le Développement de l’Education en Afrique (ADEA), le Secrétariat du Commonwealth et le Centre pour l’Enseignement multigrade de l’Université Technologique de la Péninsule du Cap (CPUT) à explorer les pratiques d’enseignement multigrade, les programmes scolaires et les ressources proposées aux enseignants comme stratégie pour soutenir l’offre d’enseignement primaire, combattre la pénurie d’enseignants et améliorer l’enseignement et l’apprentissage dans les zones rurales et difficiles d’accès.

 

La pénurie d’enseignants demeure un grave souci freinant la réalisation des objectifs de l’Education pour Tous (EPT). On estime à 1,9 million le nombre de nouveaux postes d’enseignants nécessaires pour parvenir à l’Enseignement Primaire Universel (EPU) d’ici 2015. Dans le primaire, il faudra également recruter et former 8,4 millions d’enseignants supplémentaires dans le monde pour remplacer les enseignants actuels devant partir à la retraite ou quitter leur poste avant 2015, soit un total de 10,3 million de nouveaux enseignants nécessaires.

 

La pénurie d’enseignants est particulièrement aigue dans les zones rurales et difficiles d’accès ayant un faible taux de scolarisation.

Dans de nombreux pays, le manque d’enseignants a été aggravé par l’impact de l’épidémie du VIH-Sida qui a eu pour effet d’augmenter l’absentéisme des enseignants, un problème auquel s’attaque également l’enseignement multigrade.

 

Si l’enseignement multigrade a émergé comme stratégie novatrice pour dispenser un enseignement ciblant les personnes difficiles à atteindre, il est souvent gêné par le manque de matériels d’apprentissage et de formations pertinentes pour les enseignants. L’enseignement multigrade nécessite une formation spécialisée des éducateurs afin de s’assurer que l’apprentissage reste efficace lorsqu’on enseigne simultanément à des enfants de différents niveaux.

 

La conférence sur l’enseignement multigrade mettra en évidence les expériences et les meilleures pratiques des pays africains (Namibie, Botswana, Afrique du Sud et Zambie) et d’autres régions du monde (Australie, Colombie, Grèce, Inde, Iran, Samoa et Sri Lanka).

 

La conférence sera aussi une opportunité de partager les leçons apprises lors des ateliers de formation sur l’enseignement multigrade conduits au cours des quatre dernières années en Afrique, dans les pays riverains des Caraïbes et du Pacifique par le Groupe de travail de l’ADEA sur la Profession enseignante (GTPE) et le Secrétariat du Commonwealth, en collaboration avec les Ministères de l’Education.

 

Les résultats d’une étude sur l’enseignement multigrade en Afrique du Sud, menée récemment par le Centre pour l’Enseignement multigrade de la Cape Peninsula University for Technology (CPUT), nourriront également les débats pendant la conférence. Le Centre pour l’Enseignement multigrade (CME) a été fondé en 2009 grâce à une subvention du gouvernement des Pays-Bas en vue d’améliorer le développement de l’enseignement multigrade et les chances de réussite des enfants des écoles primaires rurales. Le Centre forme les enseignants à gérer plus efficacement les environnements multigrades et apporte aux élèves et aux enseignants des programmes scolaires et des ressources spécifiquement adaptés à cette approche pédagogique.

 

Les résultats attendus de la conférence sont une politique générique et une stratégie de mise en œuvre pour l’enseignement multigrade qui seront présentées aux gouvernements et aux départements de l’Education d’Afrique, d’Asie, des pays riverains du Pacifique et d’Amérique du Sud.

 

Les participants à la conférence viendront d’Afrique et d’autres régions. Ils incluront des décideurs et responsables de ministères de l’éducation, des gestionnaires et des enseignants pratiquant l’éducation multigrade ainsi que des représentants de l’enseignement supérieur, d’établissements de recherche et d’ONG.

 

La conférence est organisée par le Centre pour l’Enseignement multigrade du CPUT, le Groupe de travail de l’ADEA sur la Profession enseignante (GTPE) et le Secrétariat du Commonwealth, avec le soutien de l’Ambassade des Pays-Bas en Afrique du Sud. L’ouverture officielle est prévue le lundi 22 mars au matin au Centre pour l’Enseignement multigrade du CPUT.

 

SOURCE 

Association pour le Développement de l’Education en Afrique (ADEA)


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