Posted by: africanpressorganization | 11 March 2010

Reçu par Mme Clinton, le président Ali Bongo qualifie la corruption de « cancer » de l’Afrique / Le président de la République gabonaise se dit cependant optimiste quant à l’avenir de ce continent

 


 

 

 

Reçu par Mme Clinton, le président Ali Bongo qualifie la corruption de « cancer » de l’Afrique / Le président de la République gabonaise se dit cependant optimiste quant à l’avenir de ce continent

 

 

WASHINGTON, 11 mars 2010/African Press Organization (APO)/ — Le président de la République gabonaise, M. Ali Bongo, affirme avoir l’intention de profiter du siège qu’occupe son pays pendant deux ans au Conseil de sécurité des Nations unies pour mettre l’accent sur la réforme démocratique et sur la lutte contre la corruption, ce fléau qu’il qualifie de « cancer » sapant l’énergie et le potentiel de l’Afrique.

 

« Malheureusement, s’agissant du corps africain, nous avons beaucoup de maladies, et la corruption en est une », a déclaré le président Bongo lors d’un entretien accordé à America.gov le 8 mars au département d’État, à l’issue de sa réunion avec la secrétaire d’État Hillary Rodham Clinton.

 

« La corruption est un problème majeur qu’il s’agit de juguler », a déclaré le chef d’État africain. « Nous sommes déterminés à la combattre. Nous savons que, si nous voulons bâtir un avenir meilleur, avec la collaboration de gens responsables, nous avons besoin surtout de responsabilisation ; c’est ce qui nous faisait défaut. »

 

Peuplé de moins de 2 millions d’habitants, le Gabon est largement tributaire de ses secteurs énergétique, minier et forestier. Il arrive au cinquième rang des pays subsahariens exportateurs de pétrole à destination des États-Unis. En 2009, l’organisme non gouvernemental Transparency International a placé le Gabon à la 106e place, sur 180 pays, de son indice annuel de corruption, à égalité avec l’Argentine, la Gambie, le Niger et le Bénin.

 

Après son élection à la présidence de l’État gabonais en août 2009 et avant son voyage aux États-Unis, M. Bongo a instauré une série de réformes gouvernementales, consistant notamment à supprimer certains postes ministériels, à restructurer les finances et à lancer un programme de protection de l’environnement baptisé « Gabon vert ».

 

De plus, le président Bongo a dégraissé la fonction publique en supprimant plusieurs organismes et bureaucraties qui entravaient l’innovation et les investissements au Gabon. Il a, en outre, selon un récent article de presse, averti qu’il ferait traduire en justice toute personne qui tenterait de corrompre les pouvoirs publics.

 

Malgré le poids de la corruption et les fragilités des réformes démocratiques, le président Bongo a déclaré à America.gov : « Je reste optimiste quant à l’avenir de l’Afrique, Nous savons que nous allons faire des erreurs ; nous peinerons et, parfois, nous tomberons. Mais nous nous relèverons et reprendrons notre marche en avant. »

 

Sur le plan des relations internationales, M. Bongo a qualifié de « très bonnes » les relations américano-gabonaises, ajoutant : « Nous souhaiterions réaliser davantage de progrès sur le front économique et nous travaillons à un accord commercial avec le gouvernement des États-Unis. »

 

Le président gabonais s’est dit très conscient des nouvelles responsabilités de son pays en tant que membre du Conseil de sécurité de l’ONU : « Nous allons collaborer très étroitement avec les États-Unis et avec tous les membres permanents du Conseil de sécurité », a déclaré M. Bongo, qui auparavant avait pris la parole devant le Conseil de sécurité, que le Gabon préside durant le mois de mars.

 

S’adressant à la presse après son entretien privé avec le chef de l’État gabonais, la secrétaire d’État américaine, Mme Clinton, a tenu à « saluer les efforts que déploie le président Bongo en vue d’améliorer l’efficacité de son gouvernement, d’éliminer le gaspillage et de lutter contre la corruption ».

 

« Nous savons, comme le sait le président, que le progrès économique dépend d’une gouvernance responsable qui rejette la corruption, applique la règle de droit, assure une bonne gestion des ressources naturelles et obtient des résultats qui contribuent à l’amélioration des conditions de vie de la population. Le Gabon participe à l’Initiative pour la transparence dans les industries d’extraction et prend d’autres mesures destinées à donner confiance non seulement aux investisseurs étrangers, mais aussi et surtout au peuple gabonais. »

 

Alors que le département d’État préparait pour le surlendemain la publication de son Rapport sur les droits de l’homme dans le monde, Mme Clinton a ajouté : « Je veux également applaudir à la lutte déterminée que le Gabon mène contre la traite des personnes. Nous avons établi de nouveaux partenariats avec le ministère de la justice et le Gabon s’achemine vers la ratification du protocole des Nations unies. C’est un exemple de plus de la direction éclairée, axée sur la réforme, qu’apporte le président Bongo à son pays. »

 

« Nous venons de loin », a répondu M. Bongo. « Nous avons traversé un processus démocratique et, à présent, nous allons de l’avant. La bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, la diversification de notre économie et de nos partenaires : telle est notre ligne d’action. »

 

SOURCE 

US Department of State


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