Posted by: africanpressorganization | 8 March 2010

Comores

 


 

 

 

Comores

 

 

PARIS, France, 8 mars 2010/African Press Organization (APO)/ — Actualités diplomatiques du ministère français des Affaires étrangères / Point de presse du 5 mars 2010.

 

(…)

(Concernant les Comores, depuis lundi, la situation dans ce pays est un peu trouble. J’aimerais connaître la position de la France face à la déclaration sur la prolongation du mandat du président de l’Union des Comores ? Je sais que vous vous êtes prononcée, mais j’aimerais de tout de même avoir votre commentaire ?)

 

Effectivement, nous avons publié une déclaration sur ce sujet le 3 mars. Nous avons pris note de cette décision qui a été prise le 1er mars par le congrès de l’Union des Comores sur la date des prochaines élections du président de l’Union et des gouverneurs des îles au 27 novembre 2011. Je vous en rappelle les grandes lignes.

 

Nous constatons que cette déclaration aboutit à prolonger de 18 mois le mandat du président actuel élu pour quatre ans en mai 2006.

 

Nous regrettons fortement que cette décision importante pour l’avenir du pays et qui fait suite à la révision constitutionnelle de mai 2009 ait été prise sans concertation c’est-à-dire en l’absence de la plupart des députés mohéliens et de l’opposition comorienne. De ce fait, ces députés d’opposition et ces élus n’ont pas participé au vote.

 

Une élection présidentielle est un temps fort dans la vie démocratique d’un pays, il est important qu’elle se déroule dans des conditions qui recueillent consensus.

 

Nous rappelons à cette occasion, notre attachement à l’esprit de tolérance et d’équité des Accords de Fomboni de 2001, négociés à l’époque sous les auspices de l’Organisation de l’Union africaine qui sont garantis par la communauté internationale et dont nous considérons, avec nos partenaires de la communauté internationale et avec nos partenaires africains, qu’ils avaient ouverts une période de stabilité et de renforcement de la démocratie aux Comores.

 

Face à cette décision dont, encore une fois, nous regrettons qu’elle n’ait pas été concertée avec l’ensemble des forces politiques comoriennes, nous espérons que ni le fonctionnement des pouvoirs publics, ni le fragile processus de réconciliation nationale ainsi que la nécessaire stabilité politique des Comores ne seront pas remis en cause. La priorité aujourd’hui doit être de s’attaquer résolument aux questions de développement, avec le soutien des partenaires internationaux évidemment dont la France et l’Union européenne.

 

(Avez-vous plus d’informations sur la situation à Mohéli car j’ai eu des informations indiquant que l’armée aurait réprimandé certaines manifestations ? Que pouvez-vous nous dire ?)

 

S’agissant de la situation à Mohéli, nous la suivons très attentivement. L’ambassade de France est pleinement mobilisée sur ce sujet et nous espérons vraiment que rien ne viendra mettre en cause le processus de réconciliation nationale et la stabilité politique des Comores. Ce processus engagé par les Accords de Fomboni reste fragile et la France, comme la communauté internationale, y est attachée.

 

SOURCE 

France – Ministry of Foreign Affairs


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