Posted by: africanpressorganization | 23 October 2009

Bamako +5 : mieux gérer les enseignants contractuels en vue de réussir l’Education pour tous (EPT)

 

 


 

Bamako +5 : mieux gérer les enseignants contractuels en vue de réussir l’Education pour tous (EPT)

 

 

BAMAKO, Mali, 23 octobre 2009/African Press Organization (APO)/ — Les enseignants contractuels seront à nouveau au coeur d’une

conférence qu’organisent à Bamako, du 27 au 29 octobre, l’Association pour le

développement de l’éducation en Afrique (ADEA), la Banque mondiale, l’Internationale de

l’Education et le ministère malien de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues

nationales.

En 2004, l’ADEA avait pris l’initiative d’une première réunion à Bamako pour examiner les

défis posés par cette nouvelle catégorie d’enseignants, particulièrement dans onze pays

francophones. En effet, face, d’une part, aux immenses besoins en enseignants

supplémentaires nécessaires à la poursuite des objectifs de l’Education pour tous et, d’autre

part, aux capacités nationales limitées d’offre d’enseignants qualifiés, plusieurs pays ont eu

recours à des enseignants contractuels. Dans certains pays, ils sont même devenus plus

nombreux que les enseignants fonctionnaires.

Si le recrutement d’enseignants contractuels a permis, certes, d’enregistrer de réels progrès en

matière d’effectifs scolaires, il a révélé aussi des risques au plan de la qualité de

l’enseignement dispensé en raison du faible niveau académique et de la formation insuffisante

de ces maîtres. Il était donc nécessaire de procéder à une analyse sérieuse de la problématique

et d’envisager des mesures pour améliorer le recrutement, la formation, l’encadrement et le

suivi des enseignants contractuels. Cette première réunion avait abouti à l’adoption du

Consensus de Bamako 2004 et à des recommandations axées sur le développement

professionnel et la gestion des carrières des enseignants contractuels.

Cinq ans après, – d’où l’appellation de Bamako +5 – il s’agit de faire un bilan de la situation

dans les onze pays francophones présents à Bamako en 2004, de constater les progrès

réalisés, de noter les nouvelles opportunités d’amélioration des conditions de travail et de vie

des enseignants contractuels, de dresser un état des lieux de l’ampleur du phénomène dans les

Communiqué de presse

Pour diffusion immédiate

Association pour le développement de l’éducation en Afrique

Banque africaine de développement (BAD)

Agence relocalisée temporairement

BP 323 – 1002 Tunis Belvédère – Tunisie

Tél : +216/ 71 10 39 00

Mél : adeacommunication@afdb.org site web : http://www.adeanet.org 2/2

pays lusophones et anglophones et d’analyser les enseignements à tirer en matière de

recrutement, de formation et de développement professionnel.

Les participants approfondiront leur réflexion en examinant de manière plus précise les

multiples aspects des nouveaux défis : offre et demande d’enseignants, recrutement et

déploiement, conditions d’emploi, formation initiale, développement professionnel,

mobilisation des ressources. Ils consacreront également plusieurs séances aux nouvelles

opportunités et aborderont le dernier jour, dans des ateliers thématiques parallèles, des sujets

spécifiques comme l’impact du VIH/SIDA, la situation dans les zones de conflits, l’utilisation

des technologies de l’information et de la communication dans l’éducation, les nouveaux

partenariats, le rôle de l’université et de la recherche.

Les 22 pays invités auront notamment à se prononcer sur deux documents cadres élaborés en

juillet 2007 par l’atelier de suivi tenu à Dakar : l’un concerne le recrutement, la formation et

le développement professionnel des enseignants contractuels, tandis que l’autre porte sur les

plans de carrière, les droits et obligations, les possibilités d’avancement et les garanties de

protection sociale. Pendant les trois jours de la conférence, ils auront l’occasion d’échanger

sur le manque global d’enseignants nécessaires à la réussite de l’Education pour tous. A ce

sujet, l’Institut des statistiques de l’UNESCO estime à 2,4 millions le nombre d’enseignants

supplémentaires dont a besoin l’Afrique.

Il est attendu une large participation à Bamako +5 des parties prenantes impliquées dans le

développement de l’éducation : ministères de l’éducation, des finances, de la fonction

publique et de l’emploi seront présents, ainsi que syndicats d’enseignants, associations de

parents d’élèves, agences de coopération au développement, organisations internationales

gouvernementales et non gouvernementales et le secteur privé.

 

SOURCE 

Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA)


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