Posted by: africanpressorganization | 14 October 2009

Somalie / France

 

 


 

 

Somalie / France

 

 

PARIS, France, 14 octobre 2009/African Press Organization (APO)/ — Actualités diplomatiques du ministère français des Affaires étrangères / Point de presse du 13 octobre 2009.

(…)

 

(La France a t-elle toujours un programme de formation militaire en Somalie ? Il y a toujours un otage français en Somalie, a t-on des nouvelles ?)

 

 

S’agissant de l’otage français, nous n’avons pas d’élément nouveau. Notre détermination pour obtenir sa libération est totale.

 

S’agissant de la première partie de votre question, la Somalie est un pays où le principal problème est la fragilité de l’Etat. Dans les circonstances actuelles, compte tenu de l’histoire de la Somalie au cours des dernières années, compte tenu de la réalité de la violence que nous connaissons dans ce pays, il est évident que la priorité est de constituer une force militaire, c’est-à-dire un pôle de stabilité sécuritaire. C’est dans ce contexte que la France a agi. D’abord, en menant à partir de Djibouti des actions de formation des soldats de la future armée somalienne. Ensuite, en se mobilisant. D’autre part, et c’était en particulier l’un des principaux messages de Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, lors de son déplacement à Djibouti vendredi et samedi dernier, nous demandons à nos partenaires européens et à l’ensemble de la communauté internationale de participer à cet effort. La construction d’un Etat en Somalie n’est pas une responsabilité exclusive de la France ou des Européens mais de la communauté internationale tout entière.

 

(L’autre réalité, c’est que la France est seule. L’AMISOM est dépassée par les évènements, la puissance des milices. La France entraîne cinq cents hommes à Djibouti dont cent cinquante sont prêts à mener des actions militaires mais les partenaires européens ne vous appuient pas en matière de contribution. Combien de temps pensez-vous tenir ?)

 

 

Nous montrons la voie et nous soulignons l’urgence d’agir. La diplomatie, c’est aussi cela, le mouvement, l’action, c’est aussi le travail en commun. Il y a des pays européens qui commencent à nous suivre, les Espagnols se sont déclarés prêts à contribuer. Nous sommes dans un processus de mobilisation d’autres bonnes volontés.

 

Par ailleurs, nous travaillons dans une autre direction, qui est celle du soutien à l’AMISOM. Vous vous souvenez que le quartier général de l’AMISOM avait été frappé il y a quelques semaines par un attentat particulièrement meurtrier. La France avait condamné cet attentat et réitéré son soutien à la mission de l’Union africaine et la France avait procédé à une opération d’évacuation des blessés. L’AMISOM a une mission à mener sur le terrain et nous les soutenons en cela complètement. Cette mission traduit dans la réalité l’engagement des pays africains à essayer d’aider les Somaliens, elle effectue un travail positif.

 

 

SOURCE 

France – Ministry of Foreign Affairs


Categories

%d bloggers like this: