Posted by: africanpressorganization | 17 June 2009

Engagement fort pour appuyer le programme de réforme du Gouvernement de la Guinée-Bissau

 

 


 

 

Engagement fort pour appuyer le programme de réforme du Gouvernement de la Guinée-Bissau

 

 

WASHINGTON, 17 juin 2009/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale a examiné aujourd’hui la Note de stratégie intérimaire définissant l’appui du Groupe de la Banque mondiale au programme de réforme entrepris par le Gouvernement de la Guinée-Bissau                                                                                      pour la période 2009-10. Le Conseil des Administrateurs a, par la même occasion, approuvé un don de huit millions de dollars à la Guinée-Bissau en vue d’une meilleure mise en œuvre du processus de la stratégie pour la réduction de la pauvreté (SRP) du pays, un processus dont le document a fait l’objet de discussions il y a deux ans.

« La Note de stratégie intérimaire constitue, à n’en pas douter, un message fort indiquant que la Banque est déterminée à appuyer le gouvernement dans ses efforts visant à exécuter un programme transitoire de base dans un contexte marqué par des difficultés », affirme Mme Barbara Weber, chef de l’équipe de projet de la Banque mondiale chargée de la Note de stratégie intérimaire.

Dix ans après la première stratégie d’aide à la Guinée-Bissau, cette Note préconise, à moyen terme, une démarche plus déterminée et plus ambitieuse qui fait appel à une masse critique de ressources provenant des partenaires extérieurs, notamment du Groupe de la Banque mondiale.  

« Des efforts déterminés pour renforcer les principaux facteurs susceptibles d’améliorer la situation sont absolument nécessaires pour rompre durablement le cercle vicieux de la faible croissance économique, la gouvernance insuffisante et l’instabilité politique, dans lequel se trouve enfermée la Guinée-Bissau ces dix dernières années, depuis la guerre civile de 1998-99. Cela passe, entre autres, par la mise à disposition de ressources beaucoup plus importantes par la communauté internationale », ajoute Mme Weber.

Ce programme de transition s’articule autour de deux axes : renforcer la gestion économique et poser les bases de la croissance des secteurs productifs actuels d’une part et élargir l’accès aux services de base et en améliorer la qualité d’autre part. L’approche stratégique de la Banque mondiale reposera sur le thème transversal du renforcement des capacités.

Ces axes stratégiques justifient le premier d’une série de dons pour la réforme de la gouvernance économique approuvé par le Conseil des Administrateurs à l’effet de soutenir les réformes visant à promouvoir l’efficacité, la transparence et la responsabilité dans l’utilisation des ressources publiques, grâce à l’amélioration de la gestion des finances publiques.

MM. Alain D’Hoore et Julien Bandiaky, chefs d’équipe conjoints du projet pour le compte de la Banque mondiale, ont souligné que le don contribuerait aussi  « à encourager le développement du secteur privé, principalement par le biais de la promotion d’un cadre juridique moderne propice à l’investissement privé et à l’amélioration du cadre d’activité économique ».

Selon M. D’Hoore s’il est vrai que la Guinée-Bissau est un État fragile de l’Afrique de l’Ouest présentant des risques fiduciaires et des risques-pays considérables, le « risque le plus grand reste cependant celui de ne pas parvenir à appuyer le processus de stabilisation et de redressement, et de ne pas saisir l’occasion qui se présente d’aider à stabiliser un État fragile ».  

Telle est la raison pour laquelle, poursuit-il, « les réformes proposées dans le cadre du projet ont été soigneusement sélectionnées du DSRP mis au point par le pays, entre autres mesures jugées techniquement aptes et réalisables sur le plan  politique, au terme de nombreuses consultations menées avec les parties intéressées ».

La majorité des mesures envisagées dans le cadre du don reposent sur les engagements pris de longue date par le gouvernement en faveur de l’intégration régionale dans le contexte de la CEDEAO et de l’OHADA ; elles contribuent à atténuer les risques de retour en arrière. En plus d’atténuer tout risque potentiel, M. Bandiaky précise que « le projet viendra appuyer le développement du secteur privé pour relancer la croissance économique et obtenir des résultats visibles aux yeux de la  population ».

SOURCE 

The World Bank


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