Posted by: africanpressorganization | 29 May 2009

Indemnisation des Etudiants Etrangers pour cause de blocage des Universités en France

 

 

 

Indemnisation des Etudiants Etrangers pour cause de blocage des Universités en France

 

 

PARIS, France, 29 mai 2009/African Press Organization (APO)/ — Pendant la période de blocage des universités françaises, le Gouvernement n’a pas assuré son devoir de garantir des conditions d’études des Etudiants Etrangers en France. Son manquement au devoir fondamental, qui a coûté très cher à certains étudiants, nous oblige à demander au Gouvernement Français une compensation financière liée à des dépenses non productives pendant la période de blocage des universités. Cette période est estimée à peu près quatre mois auxquels s’ajouterait l’éventuelle prolongation de l’année académique en cours.

 

Notre démarche est justifiée du fait qu’« étudier en France » représente un coût supporté par nos parents et gouvernements des pays d’origine respectifs. Il s’agit d’investissement capital dont il faut attendre un retour. Or, comme vient de le déclarer à juste titre (sur RTL le 11/05/2009) le ministre de l’Education Nationale, Monsieur Xavier Darcos : « Il n’y aura pas de licence es grève, de mastère en pétition ou de doctorat en blocage, donc on ne donnera pas des diplômes à ceux qui auront fait en sorte que les universités ne fonctionnent pas ». Le Ministre estime que les blocages frappant encore une vingtaine d’universités sur 85 nuisent aux étudiants les plus fragiles et les plus modestes (dont les Etrangers).

 

Cette déclaration judicieuse du ministre, qui avertissait les auteurs des blocages qu’ils se verraient privés de leurs diplômes de fin d’année s’ils persistaient dans le mouvement, vient trop tard pour les Etudiants Etrangers qui ont perdu un temps considérable. Ce temps perdu a un coût et nous estimons qu’il doit être assumé par le Gouvernement français qui a failli à son devoir.

 

Les Etudiants Etrangers sont venus en France chercher la qualité du savoir et non pas des diplômes au rabais comme le proposait le principal syndicat étudiant (UNEF) qui suggère que les examens soient organisés sur les cours dispensés en deux premières semaines du second semestre. Nous nous opposons fermement à cette proposition inappropriée qui consacrerait les diplômes « en spécialité grève et blocage » sans valeur ni considération sur le marché du travail.

 

Dans de nombreuses universités bloquées totalement ou partiellement, les cours n’ont pas été assurés et les séances de rattrapage sont prévues en vue des examens légèrement repoussés à début juin ou septembre. A cet égard, nous tenons à préciser que les Etudiants Etrangers ne sont pas venus en France pour faire des sessions de rattrapage. Il n’est pas superflu de rappeler aussi que les bourses d’études de certains étudiants risquent d’être coupées pour absence de résultats. Eu égard à toutes ces considérations, le Gouvernement doit mesurer les conséquences de ces blocages sur les Etudiants Etrangers et d’en tirer toutes les conclusions qui s’imposent, non seulement en terme de compensation financière et de renouvellement automatique de la carte de séjour en 2010, mais aussi de protection en cas de renouvellement de tels mouvements.

 

Nous demandons au Gouvernement français :

 

d’une compensation financière liée à des dépenses non productives pendant la période de blocage des universités ;

de mettre en place des modalités de renouvellement automatique de la carte de séjour en 2010 pour les étudiants ayant subis des conséquences néfastes de la grève ;

de mettre en place des dispositifs garantissant des conditions d’études des Etudiants Etrangers en cas de nouvelles actions de blocage des établissements d’enseignement supérieur.

 

Au cas où notre proposition ne rencontrerait pas l’approbation du Gouvernement Français, nous serons obligés de saisir la justice, notamment les tribunaux compétents nationaux et européens. Dans cette perspective, nous avons d’ores et déjà chargé nos avocats de réunir tous les éléments juridiques en la matière et de préparer un dossier dans les jours à venir.

 

SOURCE 

Association des Stagiaires et Etudiants Africains en France (ASEAF)


Categories

%d bloggers like this: