Posted by: africanpressorganization | 7 May 2009

Pour réduire la violence armée et les crises en Afrique centrale, Ban Ki-Moon encourage la réforme du secteur de la sécurité et un contrôle renforcé des armes légères

 


 

 

Pour réduire la violence armée et les crises en Afrique centrale, Ban Ki-Moon encourage la réforme du secteur de la sécurité et un contrôle renforcé des armes légères

 

 

NEW YORK, 7 mai 2009/African Press Organization (APO)/ — On trouvera ci-après le message du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, à la vingt-huitième réunion ministérielle du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale, qui se tient à Libreville.  Le message a été lu par Mme Agnès Marcaillou, Chef du service de désarmement régional, le 4 mai:

 

Je voudrais tout d’abord vous adresser mes chaleureuses salutations à l’occasion de la vingt-huitième réunion ministérielle du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale.

 

Permettez-moi d’exprimer ma gratitude au Président de la République gabonaise, Son Excellence Monsieur Omar Bongo Ondimba, ainsi qu’au Gouvernement et au peuple gabonais, pour leur généreuse contribution et l’accueil chaleureux réservé au Comité.

 

Depuis plus d’une décennie, le chef de l’État gabonais s’est illustré par ses efforts inlassables en faveur de la paix dans la sous-région.  Sa contribution remarquable à la réussite du récent dialogue politique inclusif en République centrafricaine mérite d’être saluée.  Aussi, est-il de bon augure d’avoir choisi de vous réunir à Libreville.

 

Je voudrais vous encourager à poursuivre la revitalisation des travaux du Comité, qui dépend de la coopération entre le Secrétariat de l’ONU et les États Membres.  Une telle revitalisation s’avère nécessaire au moment où la sous-région de l’Afrique centrale reste confrontée à d’immenses défis dans le domaine de la paix et de la sécurité.  L’ordre du jour de la vingt-huitième réunion ministérielle est concret, ambitieux et à la mesure de votre engagement à explorer toutes les potentialités qu’offre le Comité.  Votre Comité constitue en effet un mécanisme important de promotion d’un dialogue constructif entre États sur toutes les questions de sécurité, y compris celles liées au désarmement et au contrôle des armes légères et de petit calibre.  À cet égard, le Comité est un outil efficace au service du renforcement de la confiance, et de la prévention des crises et des conflits dans la sous-région de l’Afrique centrale.

 

Je demeure préoccupé par la situation humanitaire toujours précaire à l’est de la République démocratique du Congo.  La poursuite de la violence armée en RDC et l’insécurité qui l’accompagne m’ont amené à nommer un envoyé spécial et ont convaincu le Conseil de sécurité d’autoriser l’augmentation des effectifs autorisés du personnel militaire et des unités de police constituées de la Mission

 

de l’Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) de 2 785 et de 300 éléments respectivement.  Je suis encouragé par les récentes avancées significatives enregistrées sur les plans politique et sécuritaire, notamment avec le rapprochement entre la RDC et le Rwanda, et la signature à Goma de deux Accords de paix le 23 mars 2009 entre le Gouvernement congolais, le « Congrès National pour la Défense du Peuple » (CNDP) et les groupes armées.

 

Les progrès notables réalisés dans la mise en œuvre de l’Accord de Paix entre le Gouvernement du Burundi et les Forces nationales de libération (FNL) sont encourageants.  J’exhorte les parties à conclure le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion des combattants du FNL le plus rapidement possible.  Cependant, je suis préoccupé par le nombre d’armes légères en circulation et par leur impact sur la sécurité et la consolidation de la paix dans ce pays.  

 

Je note avec satisfaction la récente décision du Conseil de sécurité d’autoriser le déploiement d’une force des Nations Unies au Tchad et en République centrafricaine (MINURCAT), qui a succédé à l’opération de l’Union européenne (EUFOR Tchad/RCA) le 15 mars 2009.  J’accueille avec bienveillance les contributions militaires des États Membres à la MINURCAT afin d’aider à créer les conditions favorables au retour volontaire, sécurisé et durable des réfugiés et des personnes déplacées à l’est du Tchad.

 

J’espère vivement que les décisions que vous prendrez cette semaine, dans le cadre de l’Initiative de Sao Tomé, sur les thématiques importantes de la réforme du secteur de la sécurité en Afrique centrale et du contrôle des armes légères et de petit calibre dans la sous-région, contribueront à réduire la violence armée et les crises qui affectent vos États et inspireront d’autres sous-régions d’Afrique. 

 

Je tiens à réaffirmer le soutien de l’Organisation des Nations Unies aux travaux du Comité, et vous souhaite plein succès dans vos délibérations.

SOURCE 

NATIONS UNIES


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