Posted by: africanpressorganization | 21 April 2009

Un rapport de la FICR met en évidence le « maillon manquant » à la prévention du paludisme

 

 


 

 

Un rapport de la FICR met en évidence le « maillon manquant » à la prévention du paludisme

 

 

GENEVE, Suisse, 21 avril 2009/African Press Organization (APO)/ — Le paludisme (encore appelé malaria) ne pourra être éradiqué que si la distribution de moustiquaires s’accompagne d’efforts intensifs et prolongés en matière d’éducation des populations, estime un nouveau rapport publié aujourd’hui par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR).

« Depuis 2002, la distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticide a été multipliée par dix en Afrique sub-Saharienne. Pourtant, le paludisme tue toujours un million de personnes chaque année », peut-on lire au début de ce rapport intitulé « La bonne formule pour vaincre le paludisme », rendu public quelques jours avant la Journée mondiale contre le paludisme (25 avril).

« Les populations locales doivent absolument pouvoir maîtriser elles-mêmes la réponse au problème si nous voulons parvenir à une prévention efficace du paludisme. Les familles les plus susceptibles d’être touchées doivent savoir comment utiliser les moustiquaires et bien comprendre les risques si elles ne respectent pas les mesures de prévention », explique Jason Peat, responsable du programme mondial de lutte contre le paludisme de la FICR à Genève.

 Le rapport souligne que  combiner les distributions de moustiquaires à un travail intensif avec les populations touchées constitue une formule qui marche pour lutter contre le paludisme. Quand les populations affectées sont formées aux méthodes de prévention et au bon usage des moustiquaires, alors l’impact est à la fois significatif et durable.  Plus précisément, des études indépendantes révèlent que l’utilisation préventive des moustiquaires augmente de 10 à 23 pour cent à chaque fois qu’un volontaire  rend visite aux familles qui ont reçu la moustiquaire.

Dans la plupart des cas, les Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge organisent des campagnes « Hang Up » (“Accrochez-les”)  immédiatement après les distributions ou juste avant la saison des pluies afin de s’assurer que les foyers qui ont reçu des moustiquaires savent effectivement s’en servir.

“Les statistiques varient d’un pays à l’autre en fonction des caractéristiques des populations touchées par les campagnes. Cependant, le rapport met clairement en évidence que les distributions ne pourront réduire le problème du paludisme de manière significative que si elles sont accompagnées par le maillon manquant de la prévention de la maladie : un travail d’éducation et de soutien en frappant à toutes les portes », poursuit Jason Peat.

Si le continent africain héberge 86 pour cent de la totalité des cas de paludisme, cette maladie demeure néanmoins un défi mondial dans la mesure où elle affecte également de nombreux pays de l’Asie et de l’Amérique latine.

Le rapport évoque le programme de lutte contre le paludisme en cours dans certaines parties de Haïti, où la maladie est toujours endémique. “A Haïti, nos volontaires informent les communautés locales en créole. Le fait d’être issus eux-mêmes de la région fait qu’ils sont mieux placés que quiconque pour comprendre et surmonter les problèmes sociaux et culturels auxquels peut donner lieu l’utilisation des moustiquaires”, souligne Jason Peat.

Grâce aux distributions de moustiquaires effectuées par la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge, plus de 289 000 décès ont été évités depuis 2002 et quelque 17,5 millions de personnes ont été protégées contre le paludisme, indique encore le rapport de la FICR.

 


SOURCE 

International Federation of Red Cross and Red Crescent Societies (IFRC)


 


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