Posted by: africanpressorganization | 8 April 2009

La Commission européenne est la première à prendre des mesures dans la foulée du G20 par sa stratégie d’aide aux pays en développement

 


 

La Commission européenne est la première à prendre des mesures dans la foulée du G20 par sa stratégie d’aide aux pays en développement

 

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 8 avril 2009/African Press Organization (APO)/ — Moins d’une semaine après le sommet de Londres, la Commission européenne arrête un train de mesures que l’UE peut prendre dès maintenant pour aider les pays en développement à surmonter la crise économique actuelle.

José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, a déclaré:«L’Europe a pris l’initiative d’assurer quele G20 pose les bases d’une reprise équitable et durable pour tous, y comprisles pays en développement. C’est à présent seulement que nous mesurons quel seral’impact réel de l’actuelle récession sur nos partenaires – ceux qui ont lemoins de responsabilité dans la crise financière sont parmi ceux qui seront lesplus durement touchés par ses conséquences économiques. L’Europe est de loin lepremier donateur dans le monde et cette tendance s’accentue encore. Nous avonsparcouru plus de la moitié du chemin vers l’échéance de 2015 fixée pouratteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement et certains desacquis risquent d’être perdus, plongeant les pays pauvres dans une situationpire qu’avant la crise. Je l’ai dit avant le G20, je l’ai dit lors de la réuniondu G20 et je le dis une fois de plus: la récession ne doit pas, ne peut pas, etne sera pas utilisée comme prétexte pour revenir sur nos promesses d’accroîtrel’aide.»

Louis Michel, membre de la Commissionchargé du développement et de l’aide humanitaire, s’est exprimé en ces termes:«Nous savons ce quenous devons faire:atteindrenos objectifs en matière d’aide, avancer les fonds pour avoir un impact aumoment où l’aide est le plus nécessaire, recentrer nos programmes en cours pourcontrer la crise et tirer le maximum du moindre centime. La valeur réelle d’unecollaboration plus efficace à 27 dans la mise en œuvre de notre action en faveurdu développement se chiffre à quelque 7 milliards € par an – ce qui représenteun soulagement incommensurable de souffrances humaines. La communication adoptéeaujourd’hui expose comment nous pouvons y arriver. Je suis fier que l’Europesoit la première à agir après le G20 en faveur des pays endéveloppement.»

La communicationadoptée aujourd’hui par la Commission explore comment l’Europe peut aider lespays en développement à faire face à la crise.

Premièrement, tenirnos promesses–l’Union européenne, déjà de loin le premier donateur d’aide au niveau mondial, aporté son aide à 49 milliards € en 2008, soit 0,40 % du RNB. Les volumes d’aidedevraient augmenter jusqu’à un montant estimé de 69 milliards € en 2010 pourêtre conformes à la promesse collective faite au sommet du G8 à Gleneagles en2005 d’atteindre 0,56 % du RNB de l’UE. Cela libérerait un montantsupplémentaire de 20 milliards €. En outre, la Commission propose de recourirdavantage à l’aide au développement pour mobiliser d’autres fonds, notamment parle biais de la Banque européenne d’investissement (chaque euro dépensé en aidedevrait mobiliser jusqu’à cinq euros d’investissement privé).

Deuxièmement:anticiper les engagements existants et les recentrer sur les plusvulnérables.LaCommission avance 3 milliards €, soit 72 % de son aide budgétaire prévue auxpays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, garantissant par là que lesdépenses sociales ne sont pas supprimées au moment où elles sont le plusnécessaires. Un instrument ad hoc«FLEX»servira à contrer les variations cycliques pourcompenser la perte de recettes d’exportation subie par les pays en développementles plus touchés alors que le commerce mondial se contracte. Il seraopérationnel avant la fin de 2009 et doté d’une enveloppe d’au moins500millions€ devant permettre aux pays en développement de maintenirles dépenses sociales. Ce montant s’ajoute au 1 milliard € du mécanisme d’aidefinancière aux importations alimentaires (facilité alimentaire) adopté avant leG20, dont 800 millions seront disponibles cette année. D’une manière générale,cette concentration en début d’exercice par la Commission européenne devraitpermettre une avance de 4,3milliards€ sur les ressources de 2009.

Enfin, l’Union européenne a pris les devants pour rendre l’aide existante plus efficace. En travaillant ensemble, les 27 États membres et la Commission peuvent réaliser de réelles économies en termes d’efficacité, en exploitant au mieux nos euros consacrés à l’aide et en servant de modèle à d’autres dans le monde. Selon des premières estimations, tirées d’une étude commanditée par la Commission européenne, nous pourrions libérer un montant de 7milliards € par an en améliorant l’efficacité de l’aide et en mettant en œuvreles principes déjà convenus en 2008.

SOURCE : European Commission


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