Posted by: africanpressorganization | 3 April 2009

Mines terrestres et armes à sous-munitions : perspective d’un avenir plus sûr

 


 

Mines terrestres et armes à sous-munitions : perspective d’un avenir plus sûr

 

GENEVE, Suisse, 3 avril 2009/African Press Organization (APO)/ — Le 4 avril, le monde célèbre la Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l’assistance à la lutte antimines, mais des millions de civils, dans plus de 70 pays, vivent encore dans la peur des armes qui continuent de tuer bien après la fin des conflits, a indiqué aujourd’hui le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). « Les mines antipersonnel, les armes à sous-munitions et les restes explosifs de guerre font chaque année des milliers de morts et d’amputés, et, après les conflits, entravent la reconstruction et le développement dans des communautés du monde entier », a déclaré Peter Herby, chef de l’unité Armes au CICR.

 
 

La Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l’assistance à la lutte antimines a lieu à un moment important de l’action menée à l’échelle internationale pour mettre fin aux souffrances causées par ces armes terribles. Les 156 États parties à la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel se préparent pour le second examen général de la mise en œuvre du traité. Ils auront beaucoup de choses à célébrer quand ils se rencontreront à Cartagena, en Colombie, du 30 novembre au 4 décembre. Des dizaines de millions de mines ont déjà été détruites, de vastes étendues de terres ont été rendues aux communautés pour qu’elles les cultivent, et le nombre de nouvelles victimes a nettement chuté.

 
 

Cependant, dix ans après l’entrée en vigueur de la Convention, les premiers délais pour l’enlèvement des mines fixés par l’instrument expirent cette année, et un certain nombre d’États parties se démènent pour nettoyer les terrains minés et détruire les stocks à temps. En outre, pour la plupart des victimes de mines antipersonnel, les promesses formulées dans le traité concernant une assistance et des soins suffisants sont encore loin d’être réalisées. À la seconde Conférence d’examen, les États doivent donc renouveler leur engagement d’achever au plus vite le nettoyage des terrains minés et de donner effet au droit des survivants handicapés de vivre pleinement et dans la dignité.

 
 

Outre les avancées qu’elle a permis de réaliser, la Convention d’Ottawa a inspiré une autre initiative récente visant à protéger les civils contre les munitions explosives, qui constituent une grave menace: en 2008, plus de 90 États ont signé un nouvel instrument, la Convention sur les armes à sous-munitions. En plus d’interdire la production, l’emploi et le transfert des armes à sous-munitions, cette dernière impose la destruction des stocks existants et le nettoyage des zones contaminées. Elle contient également des obligations d’assistance aux victimes sans précédent dans un traité de droit international humanitaire. La période à venir sera cruciale, car il faudra  encourager les États à ratifier cette nouvelle Convention de sorte qu’elle devienne un instrument contraignant de droit international humanitaire et qu’elle puisse être mise en œuvre.

 
 

Les traités interdisant les mines antipersonnel et les armes à sous-munitions apportent une réponse globale aux conséquences de ces armes sur le plan humanitaire ainsi que la promesse d’un avenir où les communautés touchées pourront vivre sans la menace constituée par ces armes.

 

SOURCE : International Committee of the Red Cross (ICRC)


 


Categories

%d bloggers like this: