Posted by: africanpressorganization | 7 March 2009

Darfour / Expulsion de 13 organisations non gouvernementales

 


 

Darfour / Expulsion de 13 organisations non gouvernementales

 

NEW YORK, 7 mars 2009/African Press Organization (APO)/ — Point de presse quotidien du bureau de la porte-parole du secrétaire général de l’ONU / 6 mars 2009

 

 

Le Secrétaire général contacte actuellement les dirigeants dans la région pour leur demander d’appuyer l’appel qu’il a adressé au Gouvernement soudanais de revenir sur sa décision d’expulsion de 13 organisations non gouvernementales (ONG) qui assurent l’aide à 4,7 millions de personnes au Darfour.  Il a eu des contacts téléphoniques avec les responsables de l’Union africaine et de la Ligue des États arabes.

 

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) partage les inquiétudes du Secrétaire général et du reste du système des Nations Unies après la décision du Soudan d’expulser ces ONG et des conséquences humanitaires catastrophiques que cela risque d’engendrer pour des centaines de milliers de personnes vulnérables au Darfour et ailleurs.

 

En ce qui concerne le HCR, au moins cinq des ONG sommées de quitter le Soudan sont des partenaires directs de la mise en œuvre de ses programmes d’aide humanitaire, à la fois au Darfour et dans la région du Nil Bleu et la région de Khartoum.  Par conséquent, le départ de ces ONG n’aura pas seulement des implications dans la région du Darfour, mais également dans d’autres régions du pays.

 

Le HCR est également inquiet des conséquences que cela pourrait avoir à une plus grande échelle, dans la région.  L’expérience a montré que lorsque les populations vulnérables ne trouvent pas l’aide nécessaire sur place, elles se déplacent ailleurs pour trouver protection et aide.  Si les denrées alimentaires ne peuvent pas être acheminées vers ces populations, leur situation deviendra rapidement très précaire et elles seront contraintes de les chercher ailleurs.

 

Les équipes de Nations Unies ont aidé de nombreuses personnes déplacées à rester le plus près possible de leur foyer, tout en essayant de réduire l’impact sur le Tchad, pays voisin.  Le HCR et ses partenaires y prennent déjà en charge près de 250 000 réfugiés du Darfour, et y ont établi 12 camps de réfugiés sur un territoire de 600 km le long de la frontière soudanaise.

 

Tout nouvel afflux de population au Tchad représenterait un défi supplémentaire pour le HCR et les autres institutions humanitaires sur place, en raison de l’instabilité et l’insécurité ambiantes dans le pays, ainsi que du manque de ressources nécessaires, en particulier l’eau.

 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que cette décision pourrait avoir comme conséquence une hausse des taux de mortalité et de morbidité, dans la mesure où les services médicaux seraient interrompus.  Il y aurait également une baisse des campagnes de vaccination.  De plus, si les enfants ne peuvent plus avoir accès aux services de nutrition thérapeutique et de nutrition tout court, on risque également de connaître une augmentation des taux de mortalité et de morbidité infantiles. 

 

Les inquiétudes du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) portent sur les questions sanitaires, de nutrition, de santé et d’approvisionnement en eau.  L’UNICEF a déclaré faire son possible pour maintenir la bonne marche de ses programmes dans ces domaines, soit en ayant recours à des ONG existantes qui n’ont pas été expulsées, soit en faisant appel à d’autres partenaires pour ne pas interrompre cette aide essentielle à la survie des personnes sur le terrain.

 

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a préparé une fiche d’information (à la disposition de la presse), et Mme Catherine Bragg, Sous-Secrétaire générale aux affaires humanitaires et Coordonnatrice adjointe des secours d’urgence, s’adressera à la presse après l’exposé sur les questions humanitaires au Soudan, qu’elle fera devant les membres du Conseil de sécurité.

 

L’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD) a fait état d’actes de banditisme, dont son personnel, et d’autres institutions humanitaires, ont été victimes dans les trois secteurs.  Il s’agissait d’attaques à main armée, de vols d’affaires personnelles et de cas de harcèlement.  Aucun blessé n’a été signalé.  Actuellement, la MINUAD mène une enquête sur ces incidents.  Au cours des dernières 24 heures, la MINUAD a fait 18 patrouilles pour renforcer la confiance, ainsi que sept patrouilles d’escorte, neuf patrouilles de nuit et une patrouille d’enquête, couvrant 42 villages et des camps de personnes déplacées dans toute la région du Darfour.

 

 

SOURCE : United Nations – Office of the Spokesperson of the Secretary-General


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