Posted by: africanpressorganization | 4 March 2009

Les États-Unis envisagent de boycotter la conférence de l’ONU sur le racisme / Propos du porte-parole adjoint du département d’État

 


 

 

Les États-Unis envisagent de boycotter la conférence de l’ONU sur le racisme / Propos du porte-parole adjoint du département d’État

 

WASHINGTON, 4 mars 2009/African Press Organization (APO)/ — Les États-Unis ne participeront pas à la prochaine conférence de l’ONU sur le racisme qui doit se tenir à Genève (Suisse) si l’on n’apporte pas d’importantes modifications à un document clé qui critique uniquement Israël et qui est susceptible de porter atteinte au droit fondamental que constitue la liberté d’expression.

 

Le porte-parole par intérim du département d’État, M. Robert Wood, a déclaré à ce sujet le 27 février : « Une conférence fondée sur ce texte serait une occasion manquée de parler clairement du problème persistant du racisme. Les États-Unis ne poursuivront pas les négociations sur ce texte ni ne participeront à une conférence fondée sur ce texte. »

 

Cette annonce fait suite aux négociations qui ont lieu à Genève au sujet d’un document préparé pour la Conférence d’examen de Durban qui se tiendra à Genève du 20 au 24 avril et qui est destinée à examiner les progrès réalisés depuis la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée, organisée en 2001 à Durban (Afrique du Sud).

 

Des responsables de l’ONU espéraient que le gouvernement Obama enverrait des délégués à la prochaine conférence, pensant que l’élection du premier président afro-américain des États-Unis offrait aux États-Unis l’occasion de souligner les progrès qu’ils avaient réalisés dans ce domaine ces dernières décennies.

 

Le gouvernement Obama a envoyé à Genève une délégation de diplomates chargés de prendre part à la préparation de la prochaine conférence. C’était là la première participation des États-Unis depuis que les délégués américains avaient quitté la conférence de Durban en signe de protestation au sujet de la déclaration et du programme d’action adoptés par les autres pays. Ces documents qualifient de « racisme » le traitement des Palestiniens par Israël alors qu’il ne fait aucun état d’autres cas de graves violations des droits de l’homme à travers le monde, ce que les États-Unis ne pouvaient approuver.

 

« Malheureusement, a dit M. Wood, le document en cours de négociation qui était mauvais à l’origine est pire maintenant, et le texte actuel du projet de document ne peut être sauvé. »

 

M. Wood a préconisé de raccourcir le projet actuel long de 45 pages et de ne pas réaffirmer ce qu’il a appelé la déclaration défectueuse de Durban. Pour que le nouveau texte soit accepté par les États-Unis, il ne doit pas porter uniquement sur un seul pays ou sur un seul conflit. Un « texte viable » doit aussi ne pas adopter la notion « inquiétante » de « diffamation religieuse ». Les partisans de la disposition relative à la diffamation des religions soutiennent qu’elle est destinée à protéger les sensibilités culturelles. Toutefois, les États-Unis et un nombre croissant d’autres pays craignent qu’elle puisse servir à étouffer l’opposition politique et à porter atteinte à la liberté d’expression.

 

Israël et le Canada envisagent de boycotter la prochaine conférence, tandis que plusieurs autres pays, dont l’Australie, le Danemark, la France, l’Italie, les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont fait part de leurs préoccupations au sujet du ton des travaux préparatoires.

 

« Nous serions disposés à participer de nouveau aux négociations si un document qui répond à ces critères devient la base des délibérations, a indiqué M. Wood. Notre gouvernement est résolu à encourager la diplomatie et une participation active et efficace aux institutions internationales, qui peuvent jouer un rôle essentiel dans la solution des problèmes auxquels nous nous heurtons. »

 

Les États-Unis, a-t-il précisé, continueront de jouer le rôle d’observateur au sein du Conseil des droits de l’homme, malgré les « critiques répétées et partiales d’Israël » par cet organe de l’ONU.

 

« Nous avons les mêmes préoccupations que de nombreux pays qui estiment que l’orientation de ce conseil est inquiétante, qu’il lui faut faire des changements fondamentaux de manière à défendre et à protéger davantage les droits de l’homme de tous à travers le monde. Nous sommes cependant convaincus que ce conseil servira nos intérêts et qu’il fera davantage tant pour atteindre ces fins que pour défendre les droits de l’homme si nous faisons partie de la conversation et si nous assistons à ses réunions. »

 

Créé en 2006 pour remplacer la Commission des droits de l’homme de l’ONU qui était devenue discréditée, le Conseil des droits de l’homme a fait l’objet de nombreuses critiques pour son refus d’agir face aux violations des droits de l’homme au Zimbabwé, en Corée du Nord, en Iran, en Biélorussie et à Cuba.

 

« Notre époque, a dit M. Wood, exige du sérieux et de la sincérité, et nous nous engageons à collaborer étroitement avec nos partenaires de la communauté internationale pour éviter toute politisation et pour atteindre nos objectifs communs. Notre participation en qualité d’observateur est un signe de l’engagement de notre gouvernement à défendre la cause des droits de l’homme sur la scène internationale. »

 

 

SOURCE : US Department of State


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