Posted by: africanpressorganization | 31 January 2009

Le gouvernement Obama va poursuivre les pressions sur le Zimbabwé / Les États de l’Afrique australe ont un rôle essentiel à jouer à cet égard

 


 

 

 

Le gouvernement Obama va poursuivre les pressions sur le Zimbabwé / Les États de l’Afrique australe ont un rôle essentiel à jouer à cet égard

 

 

WASHINGTON, 31 janvier 2009/African Press Organization (APO)/ — Le président du Zimbabwé, M. Robert Mugabe, qui s’accroche au pouvoir ne va pas obtenir de répit de la part du président Obama, qui cherche activement à convaincre d’autres pays, et en particulier les États limitrophes de ce pays, qu’ils ne doivent pas rester sans rien faire alors que la population zimbabwéenne continue d’être en proie à une catastrophe économique et humanitaire et d’être privée de la liberté dans le domaine politique.

 

À la suite du simulacre de second tour de l’élection présidentielle en juin 2008 et du refus de M. Mugabe de négocier de bonne foi avec le Mouvement pour le changement démocratique (Movement for Democratic Change ou MDC) en vue du partage du pouvoir, les États-Unis ont accru leurs sanctions visant des membres du gouvernement zimbabwéen ainsi que des personnes qui lui apportent un soutien. En mars 2008, le MDC a obtenu la majorité des sièges au Parlement, et son candidat à la présidence, M. Morgan Tsvangirai, a reçu le plus grand nombre de suffrages, mais il a dû renoncer à se présenter au second tour à cause des attaques violentes dont ses partisans faisaient l’objet.

 

Tout comme le gouvernement Bush, le gouvernement Obama se rend compte que, si les sanctions bilatérales ont des effets, elles n’ont convaincu M. Mugabe ni de démissionner ni même de partager le pouvoir. Il est bien plus probable que des changements non violents auront lieu dans le domaine politique si les États limitrophes du Zimbabwé, qui font partie de la Communauté de développement de l’Afrique australe, exercent leur influence.

 

Des responsables américains, dont l’ambassadeur des États-Unis à Harare, M. James McGee, ont fait remarquer que l’aggravation de la situation dans ce pays créait des risques importants pour les États limitrophes. L’épidémie de choléra qui a éclaté au Zimbabwé a commencé de se propager en Afrique du Sud. En outre, les États limitrophes ont à faire face à l’afflux de millions de Zimbabwéens qui cherchent à échapper à la maladie, aux difficultés économiques et à la répression politique.

 

M. Obama prend contact avec l’Afrique du Sud dès la première semaine de son entrée en fonction

 

Au cours de son entretien par téléphone, le 27 janvier, avec le président de l’Afrique du Sud, M. Kgalema Motlanthe, le président Obama a mis l’accent sur le rôle de ce pays en tant que chef de file de l’Afrique australe et également en tant que l’un des États démocratiques les plus solides de l’Afrique. Selon le communiqué que la Maison-Blanche a diffusé à ce sujet, les deux chefs d’État ont parlé de la situation au Zimbabwé, et M. Obama a souligné que l’Afrique du Sud avait un grand rôle à jouer pour contribuer au dénouement de la crise politique dans ce pays.

 

Pour sa part, la secrétaire d’État, Mme Hillary Clinton, s’est entretenue avec le ministre sud-africain des affaires étrangères, M. Nkosazana Dlamini-Zuma, ainsi qu’avec le président de la commission de l’Union africaine, M. Jean Ping. Selon le porte-parole par intérim du département d’État, M. Robert Wood, Mme Clinton s’intéresse de près à ce qui se passe au Zimbabwé.

 

« Nous allons faire ce que nous pouvons, de concert avec les pays de l’Afrique australe, pour tenter d’exercer de nouvelles pressions sur M. Mugabe afin qu’il négocie sérieusement » dans le cadre des pourparlers avec le MDC relatifs au partage du pouvoir, a indiqué M. Wood le 28 janvier. Il est clair, a-t-il ajouté, que M. Mugabe n’est guère intéressé par une solution équitable de la crise politique dans son pays et qu’il est nécessaire que les autres États de l’Afrique australe renforcent leurs pressions.

 

Le président Obama a nommé au poste de représentant permanent des États-Unis auprès de l’ONU Mme Susan Rice, qui a une grande expérience des affaires africaines. Elle a rempli les fonctions de secrétaire d’État adjointe aux affaires africaines lorsque M. Clinton était président.

 

Le 15 janvier, Mme Rice a indiqué devant une commission sénatoriale que le gouvernement Obama allait exercer des pressions sur les États limitrophes du Zimbabwé. Elle s’est également déclarée convaincue qu’il était possible d’ouvrer de concert avec la Chine et la Russie, qui avaient voté contre des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU relatives à ce pays, en attirant leur attention sur les intérêts bilatéraux communs.

 

Il n’y a pas de raison, a-t-elle dit, que la Chine et la Russie ne puissent pas cesser d’avoir des rapports avec le gouvernement Mugabe. « À vrai dire, leurs intérêts ne coïncident plus. »

 

Nouvelle aide des États-Unis à la lutte contre le choléra

 

Les États-Unis ouvrent de concert avec d’autres pays pour tenter de réduire l’ampleur de l’épidémie de choléra et pour apporter une aide à ceux qui sont atteints de cette maladie infectieuse. L’épidémie a fait son apparition en août 2008 et s’est répandue dans toutes les provinces du pays. En date du 22 janvier, le nombre de cas signalés s’élevait à 48.000 et le nombre des décès à 2.755.

 

Le 28 janvier, l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) a indiqué qu’elle allait envoyer quelque 440.000 savonnettes à l’UNICEF en vue de leur distribution dans ce pays. Il est en effet possible de prévenir le choléra en prenant des mesures d’hygiène et en fournissant de l’eau potable à la population.

 

L’épidémie de choléra vient s’ajouter aux pénuries alimentaires qui frappent le Zimbabwé, pays qui était autrefois un grand exportateur de céréales. Selon le Programme alimentaire mondial, 7 millions de Zimbabwéens, soit plus de la moitié de la population, vont avoir besoin d’une aide alimentaire en attendant les prochaines récoltes en avril.

 

Depuis le mois d’octobre 2007, l’USAID a fourni une aide alimentaire et sanitaire représentant plus de 264 millions de dollars. Elle s’est aussi engagée à consacrer 6,8 millions de dollars à une aide d’urgence (eau, assainissement, hygiène et santé) depuis le déclenchement de l’épidémie de choléra.

 

 

 

SOURCE : US Department of State


Categories

%d bloggers like this: