Posted by: africanpressorganization | 26 January 2009

Niger / Le directeur d’un hebdomadaire indépendant en garde à vue pour “divulgation de fausses nouvelles”

 


 

Niger / Le directeur d’un hebdomadaire indépendant en garde à vue pour “divulgation de fausses nouvelles”

 

NIAMEY, Niger, 26 janvier 2009/African Press Organization (APO)/ — Reporters sans frontières exprime son inquiétude après le placement en garde à vue, le 23 janvier 2009, de Boussada Ben Ali, directeur de publication de l’hebdomadaire indépendant L’Action. Cette garde à vue a été renouvellée pour 48 heures, le 25 janvier 2009. Il est accusé de “divulgation de fausses nouvelles” par le ministre des Finances, Ali Mahaman Lamine Zeine.

 
 

“Le renouvellement de la garde à vue de Boussada Ben Ali nous inquiète. La justice nigérienne doit immédiatement fournir les preuves de sa culpabilité. Si tel n’est pas le cas, alors il doit être relâché dans les plus brefs délais”, a déclaré l’organisation.

 
 

Le 23 janvier 2009, Boussada Ben Ali a été arrêté et placé en garde à vue à la Direction de la police judiciaire de Niamey pour “divulgation de fausses nouvelles”. Selon l’Association nigérienne des éditeurs de la presse indépendante (ANEPI), le journaliste a été arrêté pour avoir publié, le 13 janvier 2009, dans le numéro 44 de son journal, un article intitulé “Au ministère des Finances: Un marché de 806.430.933 FCFA à SIM”, divulguant des informations confidentielles concernant un accord commercial entre le Niger et la Chine.

 
 

“Boussada Ben Ali gêne le ministère et c’est pour cette raison qu’il a été arrêté. Pour l’instant, rien ne nous prouve que ce qu’il a publié est faux”, a confié son avocat, Me Aamani Yahouza, à Reporters sans frontières.

 
 

Le 17 janvier, aux alentours de 18 heures, Boussada Ben Ali avait déjà été convoqué par le président du Conseil Supérieur de la Communication, Daouda Diallo, pour visionner un extrait d’une émission diffusée le soir-même dans le journal, sur la Télévision Nationale, afin de lui apprendre à formuler des excuses officielles au ministre, ce qu’il a refusé de faire.

 
 

Au Niger, un journaliste risque jusqu’à trois ans de prison ferme pour “divulgation de fausses nouvelles”. 

 

 

 

SOURCE : Reporters without Borders (RSF)


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