Posted by: africanpressorganization | 23 January 2009

La FIJ demande la libération d’un journaliste arrêté au Niger

 


 

La FIJ demande la libération d’un journaliste arrêté au Niger

 

NIAMEY, Niger, 23 janvier 2009/African Press Organization (APO)/ — La Fédération Internationale des Journalistes (IFJ) a aujourd’hui demandé la libération du journaliste Boussada Ben Ali, Directeur de publication de l’hebdomadaire indépendant L’ACTION arrêté aujourd’hui par la police à Niamey.


« Nous demandons la libération immédiate de Boussada Ben Ali », a dit Gabriel Baglo, directeur du bureau de la FIJ Afrique. « Un délit de presse ne doit pas occasionner l’arrestation du journaliste et la police du Niger est bien formée pour le savoir».

Les éléments de la Direction de la Police Judiciaire de Niamey ont interpellé Boussada ce matin à 9heures locales pour le conduire à leurs locaux où il est mis en garde à vue. Boussada aurait publié un article le 13 janvier dernier mettant en cause le ministre nigérien de l’Economie et des Finances, Lamine Zeine.

Hier la Télévision d’Etat, ORTN, a démenti les révélations de l’article incriminé. Le Conseil Supérieur de la Communication, CSC, organe étatique de régulation avait convoqué Boussada le weekend dernier pour le convaincre de se dédire et de présenter des excuses au ministre de l’Economie et des Finances.  

Depuis quelques années les journalises et professionnels des médias sont menacés d’arrestations et d’emprisonnement au Niger, et le système judiciaire a été utilisé pour cautionner la répression de la liberté de la presse et de la liberté d’expression.  Moussa Kaka, correspondant au Niger de Radio France Internationale (RFI) et Directeur de la radio privée Radio Saraouniya, arrêté le 20 Septembre 2007 et détenu pour complicité d’atteinte à l’autorité de l’Etat pour des liens présumés avec les rebelles touareg, a été libéré après plus d’un an en prison sans inculpation fondée.

La FIJ invite le Président Mamadou Tandja et les autorités judiciaires du Niger à décriminaliser les délits de presse et à détendre les relations avec la presse dans un pays où le climat social est déjà tendu. 

 

SOURCE : International Federation of Journalists (IFJ)


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