Posted by: africanpressorganization | 24 December 2008

Zimbabwe / France / Condamnation totale des propos de M. Mugabe

 


 

 

 

Zimbabwe / France / Condamnation totale des propos de M. Mugabe

 

HARARE, Zimbabwe, 24 décembre 2008/African Press Organization (APO)/ — Actualités diplomatiques du ministère des Affaires étrangères / Point de presse du 23 décembre 2008

 

 

(…)

 

Il est surprenant d’entendre un dirigeant africain, en l’occurrence M. Mugabe, dire que son peuple ainsi que le pays lui appartiennent. Dans notre conception de l’humanité, aucun peuple n’appartient à ses dirigeants. Nous sommes extrêmement surpris d’entendre M. Mugabe déclarer cela.

 

Nous souhaitions rappeler cette évidence et redire à M. Mugabe que, puisqu’il a l’air d’être concerné par son pays et par son peuple, il serait important que la réponse au choléra soit une réponse effective et ouverte à la coopération internationale. Il serait également important qu’il réponde à la question des cinq millions de personnes au Zimbabwe qui sont, selon le rapport des Nations unies, en situation de précarité alimentaire très grande, alors que le Zimbabwe est connu comme un pays agricole extrêmement riche ou du moins l’était avant que l’administration de M. Mugabe ne mette son pays dans la situation que nous connaissons. Il serait utile qu’il s’occupe de son peuple, mais pas au sens d’un peuple qui lui appartient, mais d’un peuple vis-à-vis duquel il a des responsabilités.

 

(Vous vous contentez de faire état de la surprise de la France

 

ou c’est une condamnation totale ?)

 

 

Il est surprenant – au sens étymologique du terme – qu’un dirigeant puisse se permettre de tenir ces propos. C’est évidemment une condamnation totale de ce genre de propos, surtout vu la manière dont les autorités zimbabwéennes répondent à la crise du choléra et aux menaces de famine. Je vous rappelle que l’administration de M. Mugabe a osé prétendre il y a quelques jours que l’épidémie de choléra était stoppée et jugulée, ce qui est contraire à la réalité. Par ailleurs, lorsque l’on sait ce qu’était le Zimbabwe il y a encore quelques années, voir aujourd’hui que cinq millions de personnes, selon le rapport des Nations unies, sont en très grande précarité alimentaire ne peut qu’appeler notre indignation.

 

 

SOURCE : France – Ministry of Foreign Affairs


 


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