Posted by: africanpressorganization | 24 December 2008

Deux universités du Ghana et des États-Unis collaborent dans le domaine de l’énergie solaire / Des étudiants cherchent à mettre au point des chauffe-eau solaires bon marché

 


 

 

 

Deux universités du Ghana et des États-Unis collaborent dans le domaine de l’énergie solaire / Des étudiants cherchent à mettre au point des chauffe-eau solaires bon marché

 

ACCRA, Ghana, 24 décembre 2008/African Press Organization (APO)/ — Des étudiants en génie mécanique au Ghana et aux États-Unis cherchent à mettre au point des chauffe-eau peu coûteux qui fonctionnent à l’énergie solaire et que l’on pourrait fabriquer en utilisant des chambres à air de pneus, des toiles cirées et d’autres matériaux disponibles en Afrique.

 

Leurs travaux sont financés, en partie, par l’Agence de la protection de l’environnement des Etats-Unis, dans le cadre de son concours P3 (« People, Prosperity and the Planet »).

 

Cette initiative vient s’ajouter aux années de partenariat sur divers projets et à un programme d’échange de professeurs entre l’université de l’État du Minnesota à Mankato (MSU) et l’université Kwame Nkrumah pour les sciences et la technologie (KNUST) au Ghana. Ce printemps, la MSU a célébré ses relations avec la KNUST en organisant des conférences et des activités portant sur le Ghana.

 

Dans les villages de pays en développement, tel le Ghana, l’accès à l’eau chaude est limité. Les chauffe-eau coûtent chers, de même que l’énergie pour les faire fonctionner. D’habitude, on brûle du bois pour chauffer de l’eau, ce qui contribue à la pollution de l’air et au déboisement et constitue un risque pour la santé, a indiqué à America.gov le professeur Saeed Moaveni, de la MSU.

 

Des étudiants des deux universités travaillent de concert pour comparer divers modèles de chauffe-eau solaires, en évaluant différents aspects tels l’usage efficace des ressources, le coût, les difficultés de fabrication et l’emploi de matériaux locaux.

 

« Les chauffe-eau utilisent de l’énergie solaire pour chauffer 190 litres d’eau jusqu’à 50 degrés en quelques heures, au lieu de brûler près de 2 kilos de bois, ce qui aurait produit près de 500 grammes de gaz carbonique », a dit Chris Esser, un étudiant de la MSU.

 

L’eau chaude peut alors être utilisée pour la toilette personnelle et pour le nettoyage. Le système peut également servir à chauffer l’air à l’intérieur de bâtiments, comme dans une serre, ce qui permettrait de cultiver des légumes dans les climats plus froids sur le continent.

 

En février 2009, trois étudiants de la MSU se rendront au Ghana pour effectuer des essais avec les panneaux solaires qui doivent collecter cette énergie pour les chauffe-eau. « Ce voyage sera une excellente occasion pour se familiariser avec la mécanique vue sous un aspect différent, autre que monétaire », a dit Mike Peterson, un autre étudiant de la MSU.

 

Les étudiants de l’université de l’État du Minnesota ont, eux aussi, reçu un prix de l’Agence de protection de l’environnement, pour mener une étude sur la faisabilité de la production d’électricité à voltage réduit à partir d’une cheminée solaire, structure qui ferait passer de l’air chauffé par le soleil dans la turbine d’une tour centrale.

 

« Nous vérifions actuellement la faisabilité de petites cheminées pour la production d’électricité dans les zones qui sont complètement en dehors du réseau électrique », a dit Derek Gramstad, un étudiant de la MSU.

 

 

SOURCE : US Department of State


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