Posted by: africanpressorganization | 30 August 2008

Tanzanie / USA / M. Bush reçoit le président de la Tanzanie à la Maison-Blanche / L’entretien entre les deux chefs d’État porte sur le développement économique, la pauvreté, le paludisme et le sida.

 


 

Tanzanie / USA / M. Bush reçoit le président de la Tanzanie à la Maison-Blanche /

L’entretien entre les deux chefs d’État porte sur le développement économique, la pauvreté, le paludisme et le sida.

 

WASHINGTON, USA, 30 août 2008/African Press Organization (APO)/ — M. Bush reçoit le président de la Tanzanie à la Maison-Blanche

(Début de la transcription)

 

La Maison-Blanche

Bureau du secrétaire de presse

Le 29 août 2008

 

Déclarations du président Bush

 

et du président de la République-Unie de Tanzanie, M. Jakaya Kikwete,

 

à l’issue de leur réunion

 

Le président Bush : C’est un grand honneur pour moi d’accueillir dans le bureau ovale un homme qui a gagné ma vive admiration, le président Kikwete de Tanzanie. Il représente un grand pays. Il vient ici également en qualité de représentant de l’Union africaine. C’est pourquoi nous avons eu une longue discussion à propos de nos relations bilatérales, et le président a eu la bonté de me donner son point de vue sur les diverses situations et possibilités dans le continent africain.

 

Laura et moi n’oublierons jamais notre séjour dans votre pays. Tout d’abord, c’est un très beau pays, au peuple amical et bienveillant. Et en rentrant aux États-Unis je n’ai pas manqué de dire à mes concitoyens combien ils auraient été fiers d’y remarquer les grands témoignages d’affection des Tanzaniens envers le peuple américain, en raison de sa générosité dans des domaines tels que l’enseignement, le sida, ou encore l’initiative de lutte contre le paludisme.

 

Je puis affirmer avec confiance au peuple des États-Unis que son argent est dépensé avec compassion et intelligence en Tanzanie. Et cela tient pour une grande part à la direction de son président, qui a résolu de souligner qu’il y avait un problème et qu’il fallait prendre des mesures. Et son gouvernement a répondu aux besoins de son peuple.

 

Ainsi, Monsieur le Président, je ne saurais vous remercier assez au nom de mes concitoyens pour votre compassion et pour vos qualités de chef.

 

Je me réjouis par ailleurs de poursuivre nos discussions sur des questions telles que le Zimbabwe et le Darfour. Ce sont des problèmes que le président de Tanzanie connaît fort bien, et au sujet desquels il s’est formé une opinion réfléchie quant à la route à suivre.

 

C’est donc avec grand plaisir que je vous souhaite la bienvenue dans le bureau ovale.

 

Le président Kikwete : Je vous remercie. Merci, Monsieur le Président, merci tout d’abord de votre invitation. C’est un honneur pour moi, un honneur pour la Tanzanie, un honneur pour toute l’Afrique. Je suis venu ici vous remercier au nom des peuples africains, au nom du peuple tanzanien. Vous avez fait tellement pour l’Afrique, tellement pour la Tanzanie. À titre de comparaison, aucun autre président des États-Unis n’a fait autant que vous pour l’Afrique et la Tanzanie.

 

Nos objectifs ont pris de l’extension. Ils embrassent tout l’horizon des possibilités de croissance économique en Afrique. Le PEPFAR (Plan présidentiel d’aide d’urgence à la lutte contre le sida) nous aide à nous attaquer au fléau du sida. Un grand nombre de vies – un grand nombre d’enfants qui seraient devenus orphelins ne le sont pas devenus grâce à cela. L’initiative contre le paludisme nous a tellement aidés dans la lutte contre cette maladie. Un grand nombre de vies innocentes – de femmes et d’enfants – sont sauvées. Et la Tanzanie est l’un des grands exemples du succès de cette initiative.

 

Le paludisme à Zanzibar est en voie d’élimination. Naguère, 50 % des cas étaient envoyés à l’hôpital ; ce chiffre est tombé à 1 % grâce à l’initiative. Naturellement, notre principal défi, à Zanzibar, est de faire durer ce succès, du fait qu’à une quarantaine de kilomètres seulement, à Dar es-Salam, le paludisme est encore présent. Si des personnes atteintes de paludisme se rendent à Zanzibar, le problème reviendra. Notre principale difficulté sera donc de rendre notre succès permanent. Nous ouvrons dans le cadre de cette initiative et avec le CDC (Centre d’épidémiologie des États-Unis) à répondre à ce genre de problème.

 

Par ailleurs, dans le cadre du MCA (le Compte du millénaire), on retiendra le soutien que vous nous avez apporté en faveur du développement de l’infrastructure de notre pays, afin d’y renforcer la capacité de développement et la lutte contre la pauvreté.

 

Ainsi donc, je suis venu vous remercier du fond du cour pour tout votre appui. Certes, vous avez pu vous-même observer la reconnaissance de mon peuple, qui est venu à votre rencontre en si grand nombre…

 

Le président Bush : C’est exact.

 

Le président Kikwete : Il est sorti en masse. J’ai moi-même été émerveillé de voir les foules se déverser dans les rues. Il s’agissait de véritablement exprimer notre reconnaissance envers le peuple des États-Unis pour toute l’aide qu’il nous a prodiguée.

 

D’autre part, nous avons évoqué les problèmes du continent. De nouveau, nous vous remercions de votre direction éclairée. Nous continuerons à faire ouvre commune. Le Zimbabwe, c’est un problème commun ; le Darfour, c’est un problème commun. Nous sommes sur la ligne de front. Ceux qui, comme nous, sont sur la ligne de front recherchent toujours du soutien. Et il y a eu un soutien extraordinaire de votre part sur le continent. Nous continuerons à travailler de concert. Monsieur le Président, je vous remercie.

 

Le président Bush : Merci à vous, Monsieur le Président, et merci à tous.

 

(Fin de la transcription)

 

 

SOURCE : US Department of State


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