Posted by: africanpressorganization | 22 August 2008

Niger / La FIJ condamne la suspension d’un radiodiffuseur au Niger

 


Niger / La FIJ condamne la suspension d’un radiodiffuseur au Niger

 

NIAMEY, Niger, 22 août 2008/African Press Organization (APO)/ — La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a appelé aujourd’hui l’organe de régulation des médias du Niger, le Conseil Supérieur de la Communication (CSC) à retirer sa décision de suspendre pour un mois, un radiodiffuseur privé soutenant que l’action était « confuse, floue et dangereuse. »

« Le Conseil Supérieur de la Communication devrait jouer son rôle de régulation des médias dans le pays, mais il devrait suivre les procédures adéquates, » a dit Gabriel Baglo, le Directeur du bureau Afrique de la FIJ. « Le CSC n’a pas justifié son interdiction de ce réseau et son action est confuse, floue et dangereuse pour la liberté de la presse. »  

Mardi, le Conseil Supérieur de la Communication a rendu publique une décision annonçant la suspension pour un mois de la Radio et Télévision Dounia pour « non respect des cahiers des charges. » Selon la direction de Radio et Télévision Dounia, la CSC a donné ni d’autres précisions, ni une notification.

Cette décision a été prise le même jour où une cour d’appel a refusé la mise en liberté provisoire de Moussa Kaka, correspondant de Radio France International et directeur de la radio privée Radio Saraouniya. Kaka est détenu depuis 11 mois soupçonné d’avoir aidé les rebelles. La FIJ a protesté contre cette décision et a renouvelé son appel pour la libération et la disculpation de Kaka.

« Cette injustice est intenable, » a dit Baglo. « Cette affaire jette une grande ombre sur la qualité de la démocratie et les droits des journalistes à faire leur travail sans ingérence. Notre collègue devrait être mis en liberté immédiatement. »

Dans un autre cas de préoccupation pour la FIJ, le gouvernement nigérien a fermé le 2 Juillet la Maison de la Presse du pays sur des accusations de mauvaise gestion et de collusion avec des « groupes aux plans secrets. » Selon une coalition d’organisations socioprofessionnelles du secteur des médias du Niger, le CSC a menacé d’interdire tous les journaux privés dont les directeurs n’ont pas de carte de presse.

La FIJ estime que cette série d’événements élève à un niveau grave la pression sur le journalisme et a appelé le Premier ministre, Seyni Oumarou et le Président du CSC Daouda Diallo à mettre fin aux actions punitives contre les médias.

 

SOURCE : International Federation of Journalists (IFJ)


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