Posted by: africanpressorganization | 20 August 2008

ONU / La paix et la sécurité en Afrique

 


ONU / La paix et la sécurité en Afrique

 

 

NEW YORK, USA, 20 août 2008/African Press Organization (APO)/ — La paix et la sécurité en Afrique /Exposé

 

Le Représentant permanent de la Mauritanie, M. ABDERRAHIM OULD HADRAMI, a défendu « le changement rectificatif » que son pays a opéré le 6 août dernier, comme la conséquence d’une situation qui mettait la paix et la cohésion sociale du pays en danger.  Ce changement ne peut être qualifié de coup d’État dans la mesure où toutes les institutions fonctionnent normalement et les libertés fondamentales sont préservées. 

 

Ce changement, a-t-il soutenu, est appuyé par la majorité des deux tiers du Parlement, la majorité des maires et de vastes mouvements populaires à travers tout le pays.  Il est aussi dénoncé, a-t-il reconnu, par une minorité qui a toutes les garanties de s’exprimer et de faire entendre sa voix. 

 

Le Haut Conseil d’état a en effet prouvé, en très peu de temps, qu’il est jaloux plus que quiconque de la sauvegarde et du renforcement de la démocratie en Mauritanie dont la situation est « stable et calme », a affirmé le représentant.

 

Aujourd’hui, il n’y a aucun prisonnier politique et seul l’« ancien Président », « pour des raisons de sécurité », est encore en résidence surveillée.  Il avait, a regretté le représentant, toutes les cartes en main pour mener à bien le programme électoral sur lequel il avait été élu en août 2005.

 

Au lieu de s’attaquer aux problèmes du pays, il est entré dans une situation de conflit ouvert avec la majorité des parlementaires, en rejetant par exemple, la demande d’une session extraordinaire pour examiner la gestion de certaines institutions publiques.  Pour couronner cette série de dérapages, d’échecs et de blocages, l’ancien « Président » a limogé sans ménagements tous les chefs militaires, le 6 août dernier. 

 

Une élection présidentielle, a plaidé le représentant, n’est pas un critère suffisant pour mesurer le degré de réussite de la démocratie dans un pays.  Il y a surtout la manière dont les pouvoirs s’acquittent de leurs missions et comment le pouvoir exécutif veille au fonctionnement des institutions et répond aux attentes des populations. 

 

L’« ancien Président », a dénoncé le représentant, s’est trouvé otage d’un entourage politique qui l’a détourné de sa mission suprême.  Sa présidence a été caractérisée par des dérives dangereuses et une série d’actes terroristes.  La situation économique et sociale du pays était tout aussi sombre que la situation en matière de sécurité. 

 

Les problèmes liés à la hausse des prix des produits de première nécessité se sont ajoutés à ceux de la corruption, de la gabegie, du clientélisme, du népotisme et du détournement des deniers publics.  Par ailleurs, a ajouté le représentant, c’est sous le pouvoir « déchu » que les partis islamistes ont été autorisés pour la première fois dans le pays. 

 

En Mauritanie, a-t-il rassuré, l’espoir né de la transition démocratique conduite jusqu’au mois d’avril 2007 est toujours vivant.  Mais il est important de comprendre que chaque pays, compte tenu de sa spécificité, devra pouvoir parvenir à la réalisation totale de la démocratie à son propre rythme.  Il ne sert à rien de lui imposer une cadence qui ne tienne pas compte de ses réalités. 

 

Le Président du Haut Conseil d’État, a souligné le représentant, a déjà nommé un Premier Ministre civil.  Lorsqu’il aura formé songouvernement, celui aura, entre autres, pour tâche d’organiser dans les meilleurs délais des élections libres et transparentes.  

 

 

SOURCE : NATIONS UNIES


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