Posted by: africanpressorganization | 20 August 2008

Gambie / La FIJ condamne la lourde sentence contre une journaliste gambienne critique du Président

 


Gambie / La FIJ condamne la lourde sentence contre une journaliste gambienne critique du Président

 

BANJUL, Gambie, 20 août 2008/African Press Organization (APO)/ — La Fédération internationale des journalistes (FIJ) a condamné aujourd’hui la sentence prononcée contre une journaliste gambienne basée aux Etats-Unis, Fatou Jaw Manneh, à une lourde amende ou à défaut quatre années en prison pour différents délits dont la sédition pour avoir écrit des articles critiques à l’égard du président gambien, Yahya Jammeh.

 « Nous condamnons cette sentence injuste et infondée, » a dit Gabriel Baglo, le Directeur du bureau Afrique de FIJ. « Bien que la longue procédure judiciaire ait paru comme un déni de justice, Fatou a enduré le traumatisme de cet interminable procès et n’a pas renoncé. Cette lourde sentence infligée à Fatou, soulève la question de l’indépendance de la justice en Gambie. Nous félicitons Fatou pour sa détermination et son courage tout au long de l’affaire.»

Mme Manneh a été reconnue coupable et condamné le lundi 18 août, à une amende de 250000 Dalasi (8,000 Euros) ou à purger une peine de quatre ans d’emprisonnement ferme avec travaux forcés par un tribunal gambien pour les délits d’intention séditieuse, la publication de propos séditieux, la publication de fausses nouvelles avec l’intention de provoquer la peur et d’alarmer l’opinion publique gambienne.

Selon la Présidente du Syndicat de la Presse Gambienne (GPU), Ndey Tapha Sosseh, le GPU et la famille de Manneh ont réuni et payé le montant de l’amende et elle n’a pas été emprisonnée. Les documents de voyage de la journaliste, qui lui avaient été initialement confisqués par les autorités, lui ont été retournés.

Résident aux Etats-Unis depuis 1994, et contributrice du site AllGambian.net, Mme Manneh a été arrêtée par des agents de l’Agence Nationale de Renseignements (NIA) à l’aéroport international de la capitale gambienne, Banjul, le 28 Mars 2007, date à laquelle elle est allée rendre hommage à son défunt père. La journaliste a été détenue pendant une semaine et s’est vu refuser l’accès à sa famille et son avocat. Son affaire a commencé en Mars 2007 et a duré plus d’un an.


 

SOURCE : International Federation of Journalists (IFJ)


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