Posted by: africanpressorganization | 18 August 2008

Somalie / Un journaliste arrêté pour un reportage sur un candidat de l’opposition à l’élection présidentielle

 


Somalie / Un journaliste arrêté pour un reportage sur un candidat de l’opposition à l’élection présidentielle

 

MOGADISCIO, Somalie, 18 août 2008/African Press Organization (APO)/ — Reporters sans frontières demande la libération de Mohammed Mohamud, directeur régional de la station privée Radio Daljir, émettant dans la région semi-autonome du Puntland (Nord-est), détenu depuis le 17 août 2008 pour avoir prétendument enfreint la loi électorale.

 

“L’arrestation de Mohammed Mohamud est une mise en garde à la presse du Puntland, à l’approche du scrutin présidentiel. Elle s’inscrit dans un durcissement progressif du climat, alors que les journalistes de la région font déjà l’objet de fortes pressions de la part des chefs claniques et de leurs miliciens. Dans ce contexte, l’utilisation de la police à des fins électoralistes n’est pas acceptable et doit être bannie”, a déclaré l’organisation.

 

Le 17 août 2008 à 12 heures 30, le chef de la police du Puntland a téléphoné à Mohammed Mohamud, alias “Welcome”, directeur régional de Radio Daljir, lui demandant de bien vouloir se rendre au commissariat central de la région de Bari. Une fois sur place, le journaliste a été placé en état d’arrestation, sous prétexte qu’il a violé un décret présidentiel fixant au 1er novembre 2008 le début de la campagne électorale de l’élection présidentielle prévue le 30 décembre. La veille, Radio Daljir avait diffusé une déclaration du candidat Nuradin Adan Diriye.

 

L’organisation partenaire de Reporters sans frontières en Somalie, l’Union nationale des journalistes somaliens (NUSOJ), souligne qu’à l’approche du scrutin présidentiel, “de nombreux journalistes ont affirmé être l’objet de menaces fréquentes et d’actes de censure de la part de la police et de puissants politiciens du Puntland”.

 

Les journalistes locaux estiment que l’arrestation de Mohammed Mohamud constitue un acte d’intimidation pour l’ensemble de la profession, alors que le président sortant est en difficulté dans la pré-campagne électorale par rapport à ses concurrents, par manque de fonds et de préparation.  

 

 

SOURCE : Reporters without Borders (RSF)


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