Posted by: africanpressorganization | 18 August 2008

Gambie / Le directeur de publication d’un quotidien indépendant à nouveau brièvement détenu par la police


 

Gambie / Le directeur de publication d’un quotidien indépendant à nouveau brièvement détenu par la police

 

BANJUL, Gambie, 18 août 2008/African Press Organization (APO)/ — Reporters sans frontières condamne la détention pendant vingt-quatre heures d’Abdullamid Adiamoh, directeur de publication du quotidien indépendant Today, et la confiscation de son permis de séjour par la police. L’organisation demande que cette campagne d’intimidation cesse au plus vite.

 

“Le gouvernement gambien est un habitué des méthodes de harcèlement les plus basses à l’encontre de ceux qu’il considère comme des gêneurs. Abdullamid Adiamoh est l’objet de nouvelles pressions visant à lui rendre la vie en Gambie impossible”, a déclaré Reporters sans frontières.

 

Le 11 août 2008, des policiers en civil ont perquisitionné le domicile d’Abdullamid Adiamoh, directeur de publication du quotidien indépendant Today, et ont saisi son permis de résidence en Gambie, où il vit depuis plus de dix ans. Le journaliste a été arrêté et détenu jusqu’au 12 août dans les locaux de la brigade criminelle du commissariat de police de Banjul. Il a été interrogé à propos de son statut d’étranger résidant en Gambie.

 

Abdulhamid Adiamoh avait déjà été arrêté le 17 juillet et accusé de “sédition” suite à la publication d’un article consacré aux problèmes de la jeunesse gambienne. Dans cet article, paru le 15 juillet, le journaliste indiquait qu’un grand nombre d’enfants âgés de sept à neuf ans ne se rendaient pas à l’école et vendaient du métal pour survivre.

 

Par ailleurs, le verdict sur l’affaire Fatou Jaw Manneh, journaliste gambienne indépendante basée aux Etats-Unis, doit être rendu le 18 août. Arrêtée le 28 mars 2007 par la National Intelligence Agency (NIA, services de renseignements) à son arrivée à l’aéroport international de Banjul, la journaliste encourt trois ans de prison. Elle a été inculpée d'”intention de commettre un acte de sédition” (“intention to commit sedition”), “publication de matériel séditieux” (“publication of seditious words”) et “publication de fausses nouvelles dans l’intention de provoquer la peur et l’alarme dans l’opinion” (“publication of false news intended to create public fear and alarm”).

 

 

SOURCE : Reporters without Borders (RSF)


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