Posted by: africanpressorganization | 5 August 2008

Crise humanitaire / Zimbabwé / M. Mugabe doit laisser les organisations caritatives faire leur travail


 

Crise humanitaire / Zimbabwé / M. Mugabe doit laisser les organisations caritatives faire leur travail

 

WASHINGTON, USA, 5 août 2008/African Press Organization (APO)/ — Selon un récent rapport des Nations unies, près de 5 millions de Zimbabwéens auront besoin d’une aide alimentaire d’urgence dans les mois à venir du fait de la violence liée à la récente élection présidentielle qui a déplacé des milliers de personnes.

 

« Alors qu’une crise humanitaire se profile, le gouvernement du Zimbabwé continue de suspendre l’accès des organisations non gouvernementales (ONG) aux personnes les plus vulnérables », a déclaré l’administratrice de l’Agence des États-Unis pour le développement international, Mme Henrietta Fore, le 1er août.

 

Elle a également demandé au gouvernement zimbabwéen d’annuler « immédiatement et complètement » l’ordre de suspension des activités des ONG publié le 4 juin dernier. Les autorités zimbabwéennes avaient alors en effet ordonné à toutes les organisations humanitaires de suspendre leurs opérations, ce qui va priver deux millions de personnes d’aide alimentaire et autres secours d’urgence.

 

Mme Fore a également demandé au gouvernement Mugabe d’informer toutes les entités publiques de l’annulation de l’ordre de suspension des activités des ONG, de garantir la sécurité de tout le personnel humanitaire, d’autoriser son accès total à l’ensemble du pays appauvri, et de respecter le droit des personnes concernées de se déplacer librement et de recevoir protection et assistance.

 

« Cela fait deux mois que le personnel humanitaire a reçu l’ordre de rester dans ses bureaux au lieu de livrer de l’aide aux enfants et aux familles vulnérables », a déclaré Ky Luu, directeur du bureau de l’USAID spécialisé dans l’aide aux victimes de catastrophes à l’étranger.

 

« Les agences de l’ONU ont vu leur chemin bloqué chaque fois qu’elles ont essayé d’entrer dans les zones les plus touchées. Le personnel humanitaire a été harcelé et intimidé, et les ressources financières de nombreuses organisations ont été saisies par les autorités zimbabwéennes », a précisé M. Luu, qui s’est récemment rendu sur place afin de faire le point avec des représentants de diverses ONG, d’agences de l’ONU et de pays donateurs.

 

Le 25 juillet, le président Bush a signé un décret renforçant les sanctions contre le régime « illégal » du président Robert Mugabe et de ses partisans. « Aucun régime ne peut, sans conséquence, ignorer la volonté de son peuple et les appels de la communauté internationale », a dit M. Bush.

 

Le ministère américain des finances a désigné 17 entités et un individu comme soutenant le régime Mugabe et étant passibles de sanctions.

 

« Étant donné l’entêtement du régime brutal du Zimbabwé dans son intransigeance, les États-Unis renforcent leurs sanctions contre ce régime et ses partisans », a dit Adam Szubin, directeur du Bureau du ministère des finances chargé du contrôle des avoirs étrangers. « Ces actions constituent un avertissement clair pour ceux qui seraient tentés de protéger M. Mugabe et ses avoirs au détriment du peuple zimbabwéen. »

 

Ces sanctions empêchent tout individu étroitement associé avec M. Mugabe d’intervenir sur les marchés financiers américains, que ce soit directement ou indirectement.

 

Le 22 juillet, l’Union européenne a pris des sanctions semblables contre des Zimbabwéens, ajoutant 37 individus et sociétés à la liste de 131 entités qu’elle avait déjà établie.

 

Le 30 juin dernier, le président Bush a publié un communiqué rappelant que les États-Unis « sont prêts à soutenir un gouvernement légitime au Zimbabwé par un robuste programme d’aide au développement, d’allégement de la dette et de normalisation des relations avec les institutions financières internationales. En attendant, nous allons continuer d’aider le peuple zimbabwéen en fournissant une aide alimentaire à plus d’un million de personnes et des traitements contre le sida à plus de 40.000 séropositifs. »

 

 

 

SOURCE : US Department of State


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