Posted by: africanpressorganization | 9 July 2008

Crise alimentaire / Zimbabwé / Le G8 et des dirigeants africains se sont entretenus du Zimbabwé et de la crise alimentaire

 


 

Crise alimentaire / Zimbabwé / Le G8 et des dirigeants africains se sont entretenus du Zimbabwé et de la crise alimentaire

 

WASHINGTON, USA, 9 juillet 2008/African Press Organization (APO)/ — Les chefs d’État et de gouvernement des huit grands pays industriels (groupe des Huit ou G8) se sont entretenus avec les dirigeants de sept pays africains au sujet des mesures qu’il convenait de prendre à l’encontre du Zimbabwé à la suite du second tour truqué de l’élection présidentielle, ainsi qu’à propos de diverses questions intéressant l’Afrique, dont la santé, l’alimentation, les échanges commerciaux et les investissements.

 

Lors de la conférence de presse qu’il a donnée le 7 juillet, le président Bush a déclaré qu’il s’inquiétait beaucoup du sort de la population zimbabwéenne à la suite du second tour de l’élection présidentielle qui avait pour résultat la réélection de M. Robert Mugabe. « Je suis extrêmement déçu de l’élection que j’ai qualifiée de truquée », a-t-il dit.

 

M. Mugabe était le seul candidat à se présenter pour le second tour de scrutin le 27 juin car son adversaire, M. Morgan Tsvangirai, s’était retiré du fait qu’un grand nombre de ses partisans avaient été tabassés ou tués par des hommes de main du gouvernement. Lors du premier tour de l’élection présidentielle en mars, M. Tsvangirai l’avait emporté sur M. Mugabe par 48 % des suffrages contre 43 % pour le président sortant, mais il n’avait pas obtenu la majorité absolue nécessaire.

 

Le président de la Tanzanie, M. Jakaya Kikwete, qui était aux côtés de M. Bush lors de la conférence de presse, a déclaré pour sa part : « Bien sûr, nous avons parlé de la question du Zimbabwé (…) Je tiens à vous donner l’assurance que les préoccupations que vous avez exprimées sont bien celles d’un grand nombre d’entre nous dans le continent africain. Lors de la dernière réunion au sommet de l’Union africaine, de nombreux dirigeants ont exprimé leur insatisfaction face à ce qui s’était passé. »

 

M. Kikwete, qui assure actuellement la présidence de l’Union africain, a indiqué que le seul domaine dans lequel les chefs d’État africains avaient des vues divergentes de celles des chefs d’État des pays membres du G8 avait trait aux mesures à prendre. Lors de la récente réunion de l’Union africaine en Égypte, ils ont exprimé leur préoccupation au sujet des élections, mais ils n’ont pas critiqué le déroulement du second tour de scrutin ni M. Mugabe. De nombreux États africains se sont prononcés en faveur d’un gouvernement d’unité nationale, mais la Maison-Blanche a exprimé des doutes à ce sujet étant donné la situation actuelle au Zimbabwé.

 

M. Bush a proposé un embargo international sur les livraisons d’armes destinées à ce pays ainsi que d’autres mesures, a indiqué la Maison-Blanche. Le Conseil de sécurité de l’ONU devrait se saisir de cette question, et il est possible qu’il adopte une résolution à ce sujet, a dit le conseiller adjoint du président Bush pour les affaires économiques internationales, M. Dan Price, à la suite de la conférence de presse du président.

 

« Tous les dirigeants s’inquiètent de ce qui se passe dans ce pays. Les dirigeants africains ont bien entendu eu recours à la diplomatie dans leur partie du monde. Je pense qu’ils reconnaissent tous que la situation au Zimbabwé est tragique », a-t-il indiqué.

 

La réunion au sommet du G8, qui comprend l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon, le Royaume-Uni et la Russie, se tient actuellement dans l’île japonaise d’Hokkaïdo. Le Japon est cette année l’organisateur de la réunion, et c’est lui qui a fixé l’ordre du jour, dont les deux grands dossiers sont la sécurité énergétique et les changements climatiques. En outre, il est prévu des réunions avec les dirigeants d’autres pays portant sur diverses questions économiques et sécuritaires.

 

M. Price a précisé que des dirigeants de l’Afrique du Sud, de l’Algérie, de l’Éthiopie, du Ghana, du Nigéria, du Sénégal et de la Tanzanie s’étaient entretenus avec les chefs d’État et de gouvernement du G8 de questions relatives à la santé, à l’alimentation, aux échanges commerciaux et aux investissements.

 

« Il ressort clairement de ces réunions, a-t-il dit, que pratiquement tous les dirigeants africains ont mis l’accent sur le fait que les États membres du G8 devaient s’acquitter de leurs engagements en matière d’aide dans les domaines de la santé et du développement. » Le président Bush a exprimé sa préoccupation au sujet de la non-réalisation d’engagements que certains États membres du G8 avaient pris en ce qui concerne l’apport d’une aide aux pays africains.

 

Lors du sommet de 2005, les États membres du G8 s’étaient engagés à fournir près de 25 milliards de dollars au titre de l’aide d’ici à 2010. M. Bush a fait remarquer que les États-Unis s’étaient acquittés de leur engagement et il a encouragé les autres États membres à faire de même.

 

Les dirigeants africains ont aussi mis l’accent sur la crise alimentaire qui frappe une grande partie de la population de certains pays en développement, a indiqué M. Price. « Ils ont souligné la nécessité du recours à de nouvelles technologies, de la formation d’agronomes et de l’accès immédiat non seulement à une aide alimentaire, mais à des engrais et à des semences de variétés à rendement élevé. »

 

Le président Bush, a-t-il dit, a pour sa part souligné l’importance de la biotechnologie dans la production vivrière.

 

Par ailleurs, les dirigeants africains ont fait état de l’importance des échanges commerciaux et des investissements pour la croissance économique et ils ont reconnu la nécessité de créer un climat favorable aux entreprises dans leurs pays. Enfin, ils ont souligné la nécessité d’adopter un meilleur régime de libre-échange et de libéraliser le marché.

 

Quant au président Bush, il a déclaré, selon M. Price, qu’il importait de mener à bien les négociations de Doha avant la fin de l’année. Entamées en 2001 sous l’égide de l’Organisation mondiale du commerce, ces négociations sont destinées à réduire considérablement les obstacles au commerce entre États et à faire sortir de la pauvreté des millions d’habitants de notre planète.

 

SOURCE : US Department of State


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