Posted by: APO | 9 July 2008

Afrique / Sarkozy / G8 / Conférence de presse de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République Française au Sommet du G8 – Toyako – Mardi 8 juillet 2008 (Extrait)


Afrique / Sarkozy / G8 / Conférence de presse de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République Française au Sommet du G8 – Toyako – Mardi 8 juillet 2008 (Extrait) 


TOKYO, Japon, July 8, 2008/African Press Organization (APO)/ — Conférence de presse de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République Française au Sommet du G8 – Toyako – Mardi 8 juillet 2008 (Extrait) :

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On a, bien sûr, parlé du développement de l’Afrique. Nous avons réaffirmé les engagements pris à Gleneagles en 2005 : 50 milliards de plus par an pour l’aide d’ici à 2010 dont 25 milliards pour l’Afrique, l’accès universel au traitement des grandes pandémies d’ici 2010. Nous avons réaffirmé l’engagement de 60 milliards de dollars pour la santé et vous savez que la France en avait fait une priorité. Je peux vous dire que, rien que sur la santé, nous dépenserons en 2008 un milliard 400 millions de dollars, c’est-à-dire un peu plus que les engagements que nous avons pris. Nous avons convenu, plutôt que de faire de nouvelles promesses, qu’il fallait respecter scrupuleusement les engagements que nous avions pris. Et nous avons eu un certain nombre de discussions très approfondies, notamment sur le Zimbabwe où nous avons tous considéré que la situation est inacceptable et qu’il convient que le Conseil de sécurité prononce des sanctions, non pas à l’endroit de ce pays, d’une population qui souffre déjà tellement mais à l’encontre d’un président et d’un régime illégitimes, y compris nos amis russes, qui ont indiqué qu’ils n’étaient pas opposés sur le principe.

 

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Les deux tiers, par ailleurs, de notre aide bilatérale, sont désormais consacrés à l’Afrique. Quant à notre aide multilatérale, la France est le cinquième contributeur de la Banque Mondiale. La France est le deuxième contributeur de la Banque Africaine de Développement et du Fonds Mondial contre le Sida, la tuberculose et le paludisme et tout cela va en priorité sur l’Afrique.

En septembre dernier, on a consacré 900 millions d’euros sur trois ans au Fonds Mondial de Lutte contre le Sida et mon souhait est de tenir l’engagement de l’accès universel au traitement des pandémies, ce qui est un objectif incontournable. Vous savez qu’il y avait eu une crainte de la part de certaines ONG : est-ce que l’on faisait cela ou pas ? Vous m’aviez vous-même évoqué les choses, voici ma réponse. Je voudrais signaler au passage que j’ai obtenu une avancée sur la liberté de circulation des personnes séropositives. Les résultats, par ailleurs, sont au rendez-vous. Notre action en Afrique subsaharienne entre 2004 et 2006 a permis à 1 million et demi d’Africains d’accéder à l’eau potable, à 2 millions et demi d’Africains d’accéder à l’électricité, a près de 4 millions d’enfants d’être scolarisés au niveau primaire et à près de 6 millions d’enfants d’être vaccinés. Nous allons passer à la vitesse supérieure au niveau de l’Afrique. J’ai demandé à l’Agence Française de Développement de doubler ses engagements financiers sur l’Afrique dans les cinq ans qui viennent, 2008 à 2012, par rapport aux six ans passés 2002-2007. L’AFD va passer de 4,8 milliards d’euros à 10 milliards d’euros. Ce sont des chiffres et des engagements concrets.

Par ailleurs, nous allons encourager l’apparition d’une nouvelle génération d’entrepreneurs africains – c’est ce que j’ai dit en Afrique du Sud en février dernier– et nous allons apporter deux milliards euros et demi de financement sous forme d’apport en capital et de garanties pour les entreprises africaines.

Donc j’estime que, de ce point de vue-là, la France n’a pas à rougir. Enfin, je ne cache pas que ce sont des objectifs très ambitieux parce que, un, on ne peut plus faire d’annulation de dettes donc c’est de l’argent frais, deux, nos budgets sont en déficit –quasiment tous les pays– et vous, les journalistes, vous n’êtes pas les derniers à me reprocher les déficits. Il faut donc trouver des marges de manœuvre et ce n’est pas extrêmement simple.

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SOURCE : Présidence de la République française


 


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