Posted by: APO | 31 May 2008

ABUS SEXUELS / ONU / Côte d’Ivoire / Compte-rendu du point de presse du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations en Côte d’Ivoire, Y.J Choi


Compte-rendu du point de presse du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations en Côte d’Ivoire, Y.J Choi

(Abidjan, le 30 mai 2008)

 

EXPLOITATION ET ABUS SEXUELS

 

L’ONUCI RESTE FIDELE A LA POLITIQUE DE TOLERANCE ZERO, INDIQUE SON CHEF

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, Y J Choi a animé vendredi à Abidjan un point de presse consacré aux rapports de presse et de l’ONG Save the Children UK imputant le viol d’une jeune fille ivoirienne de 12 ans à des casques bleus.

 

Au cours de la rencontre, M. Choi a apporté un éclairage sur la position de l’a mission onusienne au sujet de cette affaire, les mesures prises par elle et sur l’attitude à tenir dans ce genre de cas.

 

Le Chef de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire a indiqué avoir pris l’incident, situé en juin 2007, il y a seulement trois jours, après la publication du rapport. De même, des allegations ont fait état de la tentative vaine de

de la victime de saisir le commandant des casques bleus. A ce stade, il n’y a pas de preuve d’une telle initiative qui fait l’objet d’une enquête.

 

Dès la publication du rapport, l’ONUCI a immédiatement saisi le Bureau des Services du Contrôle Interne, afin qu’il mène rapidement des investigations sur cette affaire jugée particulièrement grave, a expliqué M. Choi. Il a promis que les résultats seraient portés à la connaissance du public dès que disponibles, car, a rappelé M. Choi, « notre rôle en Côte d’Ivoire est de protéger les populations, en particulier les femmes et les enfants. L’ONUCI fait et continuera de faire tout ce qui est possible pour prévenir et chercher des solutions à chaque cas d’exploitation et d’abus sexuels ».

Le Représentant special a dit que s’il avait été informé plus tôt, des mesures diligentes auraient été prises en temps opportun pour établir les faits, arrêter les présumés coupables, les traduire devant les juridictions compétentes pour faire justice à la victime présumée et à sa famille.

 

Outre la mobilisation du Bureau des Services de Contrôle Interne, l’ONUCI va intensifier son travail et ses efforts en matière de sensibilisation en vue de former toutes ses composantes à la politique de Tolérance Zéro des Nations Unies en la matière.

 

Rappelant que l’ONU n’est pas un Etat souverain, disposant de sa propre armée ou de ses propres ressources financières, le Représentant spécial a expliqué que celle-ci est régie par un capital unique qui est son autorité morale. « L’ONU ne saurait se permettre d’être prise dans la tourmente de cas d’exploitation et d’abus sexuels. Cela risquerait de porter un coup aux fondements mêmes de son autorité morale » a-t-il ajouté. Il en a donc appelé à la responsabilité de tous pour identifier les coupables et les traduire devant la justice.

 

Trouvant digne d’intérêt la suggestion de Save the Children UK de créer un organe de surveillance international, M. Choi a, pour sa part, proposé la mise en place d’un mécanisme de responsabilité qui, selon lui, permettrait d’identifier les vrais coupables, de les blâmer et de les extirper des rangs des Nations Unies, comme cela a pu se faire chaque fois que l’ONUCI a eu connaissance de tels agissements. Il a lance d’un ton ferme: « je ne saurais couvrir ceux qui compromettent la précieuse autorité morale de l’ONUCI en se livrant à des crimes abominables. Ils ne méritent pas protection car ils ont déjà trahi la confiance et l’amitié de leurs collègues ainsi que celles du peuple ivoirien; de même, j’ai le devoir et la responsabilité de protéger l’honneur de tous les autres Casques bleus dont je demeure reconnaissant du dévouement à la cause de l’ONUCI, qui est de servir le peuple ivoirien »


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