Posted by: APO | 19 May 2008

SUDAN – In latest censorship measure, intelligence agency closes daily for indefinite period / SOUDAN – Un quotidien fermé pour une durée illimitée par les services de sécurité : la vague de censure continue

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Reporters Without Borders

Press release

 

19 May 2008

 

SUDAN

 

In latest censorship measure, intelligence agency closes daily for indefinite period

 

Condemning the National Intelligence and Security Service’s closure of the independent daily newspaper Alwan on 14 May for an indefinite period and the charge of “violating state security” brought against its editor, Hussein Khogali, Reporters Without Borders called today on the government to put a stop to the censorship of the privately-owned press that began in February.

 

Alwan‘s sudden closure by the National Intelligence and Security Service (NISS) is further evidence of the resumption of censorship of the independent press since the start of 2008,” Reporters Without Borders said. “By reducing the space for free expression even more, the government is danger of aggravating Sudan’s current instability.”

 

“The resumption of censorship also violates the undertakings to respect press freedom that were given in the July 2005 peace accord and in the constitution,” the organisation added, stressing that it was vital that the journalists should be able to continue to inform the population about developments of public interest.

 

NISS personnel raided the company that publishes and prints Alwan on 14 May, announced the confiscation of all of its property, ordered all the journalists to leave and closed its offices indefinitely. The charges of “attacking state security” were brought against Khogali on the grounds that he had published confidential military information.

 

The NISS said it took these measures under articles 6 and 8 of the National Security Forces Act, which says the NISS is responsible for “maintaining Sudan’s security and preserving its unity” and empowers it to “place persons in custody and seize property.”

 

The Sudan Organisation Against Torture (SOAT) says censorship has been stepped up since the Justice and Equality Movement’s armed attacks near Khartoum on 10 May.

 

The government restored censorship for the privately-owned media on 6 February after they ran reports referring to government support for an offensive by Chadian rebels against N’Djamena. A NISS official confirmed to Reuters on condition of anonymity on 6 March that prior censorship was “temporarily” in force again. The same day, NISS agents visited several newspapers to check the content of their latest issues before they went to print.

 

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SOUDAN

 

Un quotidien fermé pour une durée illimitée par les services de sécurité : la vague de censure continue

 

Reporters sans frontières condamne la fermeture pour une durée illimitée du quotidien privé Alwan, ordonnée par le National Intelligence and Security Service (NISS, service de renseignements intérieurs et de sécurité), et dénonce les poursuites engagées contre le rédacteur en chef du quotidien, Hussein Khogali. L’organisation demande au gouvernement soudanais de faire en sorte que cessent les mesures de censure imposées à la presse privée depuis le mois de février 2008.

 

“La fermeture soudaine du quotidien indépendant Alwan par le NISS est une nouvelle preuve de la reprise de la censure contre la presse indépendante depuis le début de l’année 2008. En réduisant encore les espaces de liberté d’expression, le gouvernement de Khartoum risque d’accentuer l’instabilité à laquelle le Soudan est en proie. Par ailleurs, la reprise de la censure trahit les engagements concernant la liberté de la presse pris lors de l’accord de paix en juillet 2005, et inscrits dans la Constitution”, a déclaré Reporters sans frontières. L’organisation a également rappelé qu’il est primordial que les journalistes puissent continuer à tenir la population informée des affaires publiques.

 

Le 14 mai 2008, des agents du NISS ont fait irruption dans les locaux de l’entreprise chargée de l’impression et de la publication du quotidien privé Alwan, et saisi tous ses biens. Ils ont ordonné à l’ensemble des journalistes de quitter les bureaux, avant de les fermer pour une durée illimitée.

 

Hussein Khogali, rédacteur en chef d’Alwan, est accusé par le NISS d’avoir prétendument publié des informations militaires confidentielles dans son journal. Il est poursuivi pour “atteinte à la sécurité de l’Etat”. Le NISS a déclaré avoir agi selon les articles 6 et 8 du National Security Forces Act, qui stipulent qu’il est désormais du devoir du NISS de “maintenir la sécurité du Soudan et préserver son unité”. La police politique peut ainsi “placer en garde à vue des personnes et saisir des biens”.

 

Selon la Sudan Organisation Against Torture (SOAT, organisation soudanaise de lutte contre la torture), la censure s’est intensifiée depuis les attaques perpétrées par le Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM) près de Khartoum, le 10 mai dernier.

 

Le 6 février 2008, le gouvernement soudanais avait décidé de rétablir la censure pour les médias privés, après que ceux-ci avaient plusieurs fois évoqué le soutien de Khartoum aux rebelles tchadiens dans leur offensive contre N’Djamena. Le 6 mars, un responsable du NISS avait confirmé sous anonymat à l’agence Reuters que la censure préalable était de nouveau “temporairement” en vigueur. Ce jour-là, les agents du NISS avaient fait irruption dans des rédactions pour vérifier le contenu des éditions avant leur impression.


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