Posted by: APO | 13 May 2008

Le Zimbabwe respecte ses engagements financiers vis-à-vis de la BAD


Le Zimbabwe respecte ses engagements financiers vis-à-vis de la BAD

Maputo, 12-05-2008 Le mois dernier, soucieux de rétablir une connexion active avec les donateurs internationaux, le gouvernement zimbabwéen a payé une partie de ses arriérés vis-à-vis du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD). Le 14 avril 2008, le pays a versé 500.000 dollars à la Banque africaine de développement et 150.000 dollars au Fonds africain de développement. Le Zimbabwe a donc payé 650.000 dollars en tout au Groupe de la Banque malgré les nombreux problèmes économiques auxquels il est actuellement confronté, tant au niveau mondial que local. Cet effort du Zimbabwe pour apurer une partie de ces arriérés témoigne de la volonté du gouvernement de satisfaire à ses obligations financières internationales vis-à-vis des agences donatrices et des partenaires au développement. Les difficultés du pays expliquent en grande partie la mauvaise performance de l’agriculture, du secteur manufacturier et du tourisme. Comme nombre d’autres pays en développement, le Zimbabwe n’a pas été épargné par la crise alimentaire mondiale, la hausse des prix des denrées qui en a découlé, et par l’escalade des prix des produits pétroliers. Le développement économique intérieur s’est caractérisé par un taux d’inflation élevé, une contraction de la production et une hausse des taux d’intérêt. L’absence d’appui à la balance des paiements, la chute des entrées de capitaux, les récentes sécheresses et la hausse des prix des produits pétroliers ont sérieusement miné la capacité de production de l’économie, de sorte que la majeure partie des industries fonctionnent à moins de 30% de leur capacité.

 

Malgré ces difficultés de la balance des paiements, qui entraînent des retards et, parfois des défauts de paiement, dans le service de sa dette vis-à-vis des donateurs, le gouvernement assume pleinement ses obligations financières extérieures. Le gouvernement reste décidé à honorer ses dettes. Conformément à ses engagements, le gouvernement effectue des paiements de bonne volonté afin de normaliser ses relations et d’ouvrir la voie à de nouveaux décaissements.

 

Le gouvernement reste également décidé à mettre en oeuvre des réformes macro-économiques visant à résoudre ses difficultés économiques. Il s’efforce de renforcer la sécurité alimentaire, de générer des devises et d’accroître l’offre de biens de première nécessité. Dans le droit fil de cette politique, le gouvernement pilote avec précaution l’économie vers la libre interaction des conditions du marché dans les systèmes allocatif et productif. Le processus devrait s’achever par la mise en place de filets de sécurité visant les segments les plus vulnérables de la société.

 

À cet égard, des mesures complémentaires ont été prises, en s’assurant notamment que le marché des biens et des services reste pleinement opérationnel, par le biais de mesures qui favorisent l’interaction des forces du marché dans la fixation des prix des biens et des services. Cette politique sera centrée sur la revitalisation de l’infrastructure, la production agricole, l’utilisation d’une capacité industrielle accrue, la levée de certaines rigidités structurelles et la mise en place de facilitateurs de l’économie comme la construction d’un réseau de transport efficace et une distribution régulière de l’eau et de l’énergie.

 

Le secteur agricole reste le point d’ancrage du programme de stabilisation macroéconomique du pays. Le gouvernement continue donc à suivre et à développer le secteur par la fourniture d’équipement et de matériel. À ce jour, le gouvernement a déjà lancé trois phases du programme de mécanisation, la quatrième devrait être dévoilée en juillet 2008.

Il s’attache également à réhabiliter l’infrastructure d’irrigation du pays afin d’optimiser l’usage des eaux intérieures. Il envisage également la construction de nouveaux systèmes d’irrigation dans les régions possédant des cours d’eau et des réservoirs.

 

Le gouvernement fournit également des plans de financement à taux concessionnels afin d’accroître la production de cultures vivrières stratégiques pour garantir la sécurité alimentaire. À cet égard, en collaboration avec ses partenaires au développement, comme la BAD, qui financent des projets d’agriculture dans le pays, le gouvernement zimbabwéen poursuivra ses efforts pour que le secteur retrouve sa situation antérieure et joue un rôle vital dans le développement économique du pays.


Categories

%d bloggers like this: