Posted by: APO | 7 May 2008

[Somalia] IFJ Calls for Investigation into Shooting Attack on Somali Journalist / La FIJ demande une enquête dans une attaquée armée contre une journaliste somalienne

(Communiqué en Français – ci dessous)

INTERNATIONAL FEDERATION OF JOURNALISTS

Media Release
7 May 2008

IFJ Calls for Investigation into Shooting Attack on Somali Journalist

 

The International Federation of Journalists (IFJ) today condemned an assassination attempt on Bisharo Mohammed Waeys, a presenter on a popular talk show in Bossasso in Somalia in the north-eastern region of Puntland, and called for an immediate investigation to find out who was responsible for the shooting attack and death threats made against her.

“We condemn this attack on Bisharo and call on the Transitional Federal Government and the authorities of Puntland to conduct an immediate investigation to find out who is responsible and bring charges against them,” said Gabriel Baglo, the Director of IFJ Africa Office. “The government should also provide Bisharo with police protection as long as she is under threat to ensure she is not the victim of any further attacks.”

According to the National Union of Somali Journalists (NUSOJ), armed men opened fire on Waeys’s vehicle on the evening of May 4. The journalist, who works for Eastern Television Network (ETN), was not injured and fled to her home.

On May 5, Bisharo received two text messages which said she would be killed if she did not stop broadcasting her talk show.

“We strongly denounce this attack against Bisharo Mohammed Waeys,” said Omar Faruk Osman, NUSOJ Secretary General, adding that she was “clearly targeted because of her journalistic profession.”

The IFJ said the attack not only endangers a journalist but is a direct attack on press freedom in Somalia.

“If the government fails to act in this case, it will continue to show that journalists can be attacked with impunity in Somalia and that threats and violence can be used to silence media without any repercussions,” Baglo said. “We do not want to see any more of our colleagues intimidated or assaulted simply for doing their jobs.”

FR

FEDERATION INTERNATIONALE DES JOURNALISTES

Communiqué de presse
7 mai 2008

La FIJ demande une enquête dans une attaquée armée contre une journaliste somalienne

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a condamné aujourd’hui une tentative d’assassinat contre Bisharo Mohammed Waeys, la présentatrice d’une émission populaire à Bossasso en Somalie dans la région nord-est du Puntland, et a appelé à une enquête immédiate pour retrouver les auteurs de l’attaque armée et des menaces de mort proférées à son encontre.

 « Nous condamnons cette attaque contre Bisharo et appelons le Gouvernement Fédéral de Transition et les autorités du Puntland à conduire immédiatement une enquête pour identifier les responsables et les traduire en justice, » a dit Gabriel Baglo, le Directeur du Bureau Afrique de la FIJ. « Le gouvernement doit également fournir à Bisharo une protection de la police tant qu’elle est menacée pour s’assurer qu’elle n’est pas la victime d’autres attaques. »

Selon le Syndicat National des Journalistes Somaliens (NUSOJ), des hommes armés ont ouvert le feu sur le véhicule de Waeys dans la soirée du 4 Mai. La journaliste, qui travaille pour la chaîne de télévision Eastern Television Network (ETN), n’a pas été blessée et s’est enfuie à son domicile.

Le 5 mai, Bisharo a reçu deux SMS qui disaient qu’elle serait tuée si elle n’arrêtait pas son émission.

 « Nous dénonçons fermement cette attaque contre Bisharo Mohammed Waeys, » a dit Omar Faruk Osman, Secrétaire Général de NUSOJ, ajoutant qu’elle était « clairement prise pour cible en raison de son métier de journaliste. »  

La FIJ a dit que l’attaque met non seulement en danger un journaliste, mais est une attaque directe contre la liberté de la presse en Somalie.  

 « Si le gouvernement n’agit pas dans ce cas, il continuera à montrer que les journalistes peuvent être attaqués en toute impunité en Somalie et que les menaces et la violence peuvent être utilisées pour faire taire les médias sans aucune conséquence, » a dit Baglo. « Nous ne voulons plus voir aucun de nos collègues intimidés ou agressés simplement parce qu’ils font leur travail. »


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