Posted by: APO | 16 April 2008

ZIMBABWE – More journalists arrested as political crisis deepens / ZIMBABWE – Alors que le pays s’enfonce dans la crise politique, les arrestations de journalistes se multiplient

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Reporters Without Borders

Communiqué de presse

 

16 April 2008

 

ZIMBABWE

 

More journalists arrested as political crisis deepens

 

Reporters Without Borders is deeply concerned about freelance journalist Frank Chikowore, who was arrested by police near his Harare home yesterday and has since been held in an unknown location. The organisation also calls for the release of British journalist Jonathan Clayton, who was arrested at Joshua Mqabuko Nkomo international airport in Bulawayo on 9 April.

 

“As Zimbabwe sinks deeper into crisis, the authorities are using its Kafkaesque laws to take radical measures with people they regard as getting in the way,” Reporters Without Borders said. “We are extremely worried about Chikowore, who has proper press accreditation and who has nonetheless been virtually kidnapped by the police for no known reason.”

 

The press freedom organisation added: “Journalists continue to be arrested under a repressive 2002 press law and we fear even greater dangers for journalists if the political situation worsens.”

 

The Media Institute for Southern Africa (MISA), a regional press freedom organisation, said Chikowore was seen for the last time when he was brought home at 11 a.m. yesterday by four policemen in anti-riot gear and three plain-clothes police officers. They searched his home and left with a computer, a recorder and a camera, and with Chikowore.

 

Harrison Nkomo, a lawyer appointed by the MISA to represent Chikowore, has been unable to find out where he is being held, despite going to Harare police headquarters three times to ask. “The police deny that they are holding him and claim they have never seen him,” Nkomo said. “I don’t know where he is.”

 

Chikowore used to work for the now banned Weekly Times, but he has been a freelance journalist for the past several years and he has accreditation issued by the Media and Information Commission, an essential requirement for anyone working as a journalist in Zimbabwe.

 

Clayton was arrested at Bulawayo airport on 9 April on the grounds that he tried to enter Zimbabwe as a tourist. He was brought before a court in Bulawayo on 14 April. The court is expected to issue a decision in the next day or so.

 

Margaret Ann Kriel, 60, who used to be a journalist with the state-owned Zimbabwe Broadcasting Corporation (ZBC), was released on bail on 12 April after being held for two days. She has been placed under house arrest pending a court decision as to whether she is to be charged with working as a journalist without accreditation. The authorities claimed she interviewed several people including opposition politicians.

 

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ZIMBABWE

 

Alors que le pays s’enfonce dans la crise politique, les arrestations de journalistes se multiplient

 

Reporters sans frontières exprime sa forte préoccupation pour le sort de Frank Chikowore, journaliste indépendant, arrêté près de son domicile de Harare le 15 avril 2008 par la police et détenu depuis dans un endroit inconnu. L’organisation demande également la libération du journaliste britannique Clayton Jonathan Michael, arrêté le 9 avril à l’aéroport international Joshua Mqabuko Nkomo de Bulawayo.

 

“A mesure que le Zimbabwe s’enfonce dans la crise, la police utilise une législation kafkaïenne pour prendre des mesures radicales contre ceux que les autorités considèrent comme des gêneurs. Dans ce contexte, nous exprimons notre plus vive inquiétude pour Franck Chikowore, qui dispose d’une accréditation en bonne et dûe forme, mais qui a été virtuellement kidnappé par la police sans motif connu. La multiplication des arrestations de journalistes, en vertu de la loi liberticide de 2002 réglementant l’exercice du journalisme, nous fait craindre une dégradation dangereuse si la situation politique venait à s’aggraver”, a déclaré l’organisation.

 

Frank Chikowore a été vu pour la dernière fois le 15 avril à 11 heures, alors qu’il avait été reconduit chez lui de force par quatre policiers en tenue antiémeutes et trois agents en civil, selon le Media Institute for Southern Africa (MISA), une organisation régionale de défense de la liberté de la presse. La police a alors perquisitionné son domicile et confisqué un ordinateur, un enregistreur et une caméra. L’avocat nommé par le MISA pour défendre le journaliste n’a pas été en mesure de déterminer son lieu de détention, malgré trois visites au commissariat central de Harare. “La police nie le détenir et assure ne jamais l’avoir vu. Je ne sais pas où il est”, a expliqué Me Harrison Nkomo. Frank Chikowore, qui travaille en freelance depuis plusieurs années après avoir collaboré à l’hebdomadaire aujourd’hui interdit Weekly Times, est détenteur d’une accréditation de la Commission des médias et de l’information (MIC), obligatoire pour pouvoir exercer le métier de journaliste au Zimbabwe.

 

Clayton Jonathan Michael a, pour sa part, été arrêté le 9 avril à l’aéroport international Joshua Mqabuko Nkomo de Bulawayo, sous prétexte qu’il se serait présenté en tant que touriste à son entrée au Zimbabwe. Il a comparu devant un tribunal le 14 avril, qui doit statuer prochainement sur son sort.

 

Enfin, Margaret Ann Kriel, 60 ans, ancienne journaliste de la chaîne publique Zimbabwe Broadcasting Corporation (ZBC), a été libérée sous caution le 12 avril après deux jours de détention. Elle est assignée à résidence à son domicile jusqu’à ce qu’un tribunal décide de son éventuelle inculpation. Accusée de pratiquer le journalime sans accréditation, les autorités lui reprochent le fait d’avoir réalisé plusieurs interviews, notamment d’hommes politiques de l’opposition.


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