Posted by: APO | 29 January 2008

La FIJ réclame la libération d’un directeur de publication emprisonné pour diffamation en République Centrafricaine

FR

Communiqué de presse
29 janvier 2008

La FIJ réclame la libération d’un directeur de publication emprisonné pour diffamation en République Centrafricaine

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a appelé aujourd’hui les autorités judiciaires de la République Centrafricaine à annuler une décision prise récemment par un tribunal de condamner le directeur de publication d’un journal Faustin Bambou à six mois de prison pour trouble à l’ordre public et incitation à la révolte, diffamation et insultes, en rapport à un article qu’il a écrit accusant deux Ministres du gouvernement d’accepter de l’argent d’une entreprise nucléaire française.

Les avocats du directeur de publication ont déposé un recours en appel.

« Nous condamnons cette décision, qui est une tentative évidente de le punir pour avoir embarrassé des responsables du gouvernement », a dit Gabriel Baglo, Directeur du bureau Afrique de la FIJ. « Nous demandons au tribunal d’abandonner toutes les charges retenues contre Bambou lors du jugement en appel et de le libérer de prison. »

Bambou doit également verser une amende symbolique d’un Franc CFA aux ministres à titre de dommages et intérêts. Son journal Les Collines de l’Oubangui a été enjoint de publier la condamnation.

Bambou, a été arrêté le 11 janvier, puis inculpé et écroué trois jours plus tard pour avoir affirmé dans un article publié le 21 décembre 2007 que deux membres du gouvernement notamment le Ministre des Mines, Sylvain Ndoutingaï et le Ministre des Affaires étrangères Côme Zoumara, auraient touché sept (7) milliards de Francs CFA (soit 10,5 millions d’Euros) du groupe nucléaire français Areva.

Les poursuites contre Bambou étaient fondées sur le code pénal alors qu’il existe une loi sur la liberté de la communication qui dépénalise les délits de presse.

La FIJ a appelé l’instance de régulation des médias, le Haut Conseil de la Communication (HCC), à mettre la pression sur le gouvernement pour garantir la liberté de la presse et d’examiner l’affaire devant les pairs de Bambou dans la communauté journalistique.

Le groupe régional africain de la FIJ, la Fédération Africaine des Journalistes, mène une campagne continentale visant à bannir la criminalisation des délits de presse dans tous les pays africain.


Categories

%d bloggers like this: