Posted by: APO | 11 January 2008

IFJ Calls for “Thorough Investigation” of Assault of Two Journalists in Tanzania / La FIJ demande une « enquête approfondie » sur l’agression de deux journalistes en Tanzanie

(Version française ci-dessous)

Media Release
11 January 2008

IFJ Calls for “Thorough Investigation” of Assault of Two Journalists in Tanzania

The International Federation of Journalists (IFJ) today called on Tanzanian authorities to launch a thorough investigation into the brutal assault of two veteran journalists while they were working in their newsroom.

Saed Kubenea, owner and managing editor of the Kiswahili weekly Mwana Halisi, and Ndimara Tegambwage, a consultant editor with the paper, were assaulted by multiple attackers on Saturday, January 5, around 9 pm, in their newsroom in the Tanzanian capital Dar es Salam. Tegambwage’s mobile phone was the only item stolen. According to local newspapers two suspects have been arrested.

“We are calling on the Tanzanian authorities to conduct a thorough investigation to unmask all those responsible for this attack and bring them to justice,” said Gabriel Baglo, Director of the IFJ Africa Office. “We will not accept an investigation that catches those who carried out the assault but not the masterminds behind it.”

At least three men armed with machetes, knives and iron bars attacked Kubenea and Tegambwage and sprayed a chemical believed to be acid on Kubenea’s face. Geoffrey Kambenga, Secretary General of the Tanzanian Union of Journalists, told IFJ that Kubenea’s eyes are seriously affected and he would be operated on in few days in India where he was flown on Monday.

“Tegambwage is recovering well at home. He was discharged from the hospital on Sunday after receiving stitches on his head which was cut by machetes,” Kambenga added.

According to local journalists, Kubenea was the victim of an arson attack on his car and for a year has been receiving regular death threats on his mobile phone where the caller has tried to scare him into ending his investigative reports into public funds mismanagement. Last September Mwana Halisi was the first newspaper to publish the “list of shame (Looters of Tanzania)” which named several ruling party members accused of stealing public funds.

 FR

Communiqué de presse
11 janvier 2008

La FIJ demande une « enquête approfondie » sur l’agression de deux journalistes en Tanzanie

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a appelé aujourd’hui les autorités tanzaniennes à lancer une enquête approfondie sur les agressions violentes de deux journalistes vétérans, alors qu’ils travaillaient dans leur rédaction.

Saed Kubenea, propriétaire et directeur de publication de l’hebdomadaire kiswahili Mwana Halisi, et Ndimara Tegambwage, un rédacteur consultant du journal, ont été agressés par plusieurs assaillants, le samedi 5 janvier vers 9 heures, dans leur salle de presse dans la capitale tanzanienne Dar-es-Salam. Le téléphone portable de Tegambwage était le seul objet volé. Selon les journaux locaux, deux suspects ont été arrêtés.

« Nous appelons les autorités tanzaniennes à mener une enquête approfondie pour démasquer tous ceux qui sont responsables de cet attentat et les traduire en justice », a dit Gabriel Baglo, Directeur du Bureau Afrique de la FIJ. « Nous n’accepterons pas une enquête qui va faire arrêter ceux qui ont procédé à l’assaut, mais pas les cerveaux qui se cachent derrière. »

Au moins trois hommes armés de machettes, de couteaux et de barres de fer ont attaqué Kubenea et Tegambwage et aspergé le visage de Kubenea d’un produit chimique supposés être de l’acide. Geoffrey Kambenga, Secrétaire Général du Syndicat des Journalistes Tanzaniens, a dit à la FIJ que les yeux de Kubenea sont sérieusement affectés, et il serait opéré dans quelques jours en Inde où il a été envoyé lundi.

« Tegambwage se remet bien à la maison. Il est sorti de l’hôpital le dimanche après qu’il a reçu des points de suture sur la tête blessée par des machettes », a ajouté Kambenga.

Selon des journalistes locaux, Kubenea a été victime d’un incendie volontaire sur sa voiture et depuis un an il a reçu régulièrement des menaces de mort sur son téléphone portable où les personnes l’appelant cherchaient à l’effrayer pour qu’il arrête ses articles d’investigation sur la mauvaise gestion des fonds publics. En septembre dernier Mwana Halisi a été le premier journal à publier la « liste de la honte (Les pillards de Tanzanie) » qui désignent nommément plusieurs membres du parti au pouvoir accusés d’avoir volé des fonds publics.


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