Posted by: APO | 25 October 2007

LE CONFLIT A ACCRU LA PAUVRETE CHEZ LA FEMME IVOIRIENNE, INDIQUE LA CONSEILLERE EN GENRE DE L’ONUCI


Compte-rendu du point de presse hebdomadaire de l’ONUCI

(Abidjan, le 25 octobre 2007)

 

LE CONFLIT A ACCRU LA PAUVRETE CHEZ LA FEMME IVOIRIENNE, INDIQUE LA CONSEILLERE EN GENRE DE L’ONUCI

 

La Conseillère en Genre de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), Fernanda Tavares, a indiqué jeudi à Abidjan que l’une des conséquences les plus visibles du conflit dans ce pays était l’accroissement de la pauvreté chez la femme ivoirienne.

 

A cet égard, a-t-elle ajouté au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission, l’ONUCI envisage, notamment avec l’appui de l’UNIFEM qui vient de s’installer en Côte d’Ivoire, de prendre des dispositions afin de réduire la vulnérabilité des femmes et des jeunes filles.

 

Intervenant à l’occasion du septième anniversaire de l’adoption de la résolution 1325 sur les Femmes, la Paix et la Sécurité du 31 octobre 2000, elle a fait savoir que l’ONUCI avait un mandat pour inclure une perspective de genre dans ses politiques et programmes et toutes les actions de la mission doivent prendre en compte leur impact sur l’homme, la femme, la fille et le garçon.

 

L’ONUCI, a-t-elle ajouté, mène des actions en faveur de l’avancement de la femme et du rôle qu’elle doit jouer dans la gestion de sortie de crise dans le pays. L’ONUCI, a-telle dit, « se bat pour le respect des droits de la femme dans le cadre de la connaissance des droits humains et de la protection contre la violence ». Aux dires du Chef de l’Unité Genre, les femmes paient le plus gros tribut dans les conflits contemporains, où elles violées, torturées, abusées maltraitées et utilisées comme outils de représailles contre l’ennemi.

 

C’est pourquoi, a-t-elle ajouté, face à l’impunité, la communauté internationale se positionne pour une plus grande participation des femmes dans les missions de paix et pour la nomination de femmes comme négociatrices, médiatrices et Représentantes spéciales du Secrétaire Général, afin que leurs aspirations, besoins et visions soient pris en compte dans les processus de paix et le règlement des conflits. Selon Mme Tavares, les femmes qui sont les plus touchées par les affres de la guerre « ont leur mot à dire. Elles doivent avoir le pouvoir afin de disposer des moyens de protéger leurs droits et leur famille ». Elle a plaidé pour que la guerre qui se fait souvent à travers le corps des femmes cesse, de même que l’impunité dont jouissent les auteurs de tels crimes.

 

Elle a rappelé à cette occasion que même, si la résolution 1325 est marquée par un grand handicap en n’ayant pas force de loi, l’ONUCI a le mandat de la mettre en œuvre dans son programme et des mécanismes sont en place pour appuyer toutes ses divisions à inclure une perspective de genre dans leurs programmes. A ce niveau, elle entend également appuyer le Ministère de la Famille, de la Femme et des Affaires Sociales, dans toutes ses actions pour la promotion d’une politique de genre dans le cadre du gouvernement de la Cote d’Ivoire. Elle plaide par ailleurs, pour une politique d’emploi et des formations à l’auto-emploi qui puissent diminuer la vulnérabilité des femmes à l’exploitation;

 

Avant l’intervention de Mme Tavares, le Porte-parole de l’ONUCI, Hamadoun Touré, avait annoncé le retour à Abidjan du chef de mission par intérim, Abou Moussa, rentré mercredi soir de New York où il a eu à présenter au Conseil de sécurité, le 14è rapport du Secrétaire général sur l’ONUCI Il a également annoncé que le nouveau Représentant spécial, Choi Young-Jin, était attendu le mois prochain en Côte d’Ivoire pour y prendre fonction.


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