Posted by: APO | 20 October 2007

SOMALIA/ SOMALIE

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Reporters Without Borders

Press release

 

20 October 2007

 

SOMALIA

 

URGENT APPEAL TO INTERNATIONAL COMMUNITY AFTER MEDIA OWNER MURDERED


Reporters Without Borders issued an urgent appeal today to the international community for energetic measures towards the Somali government on behalf of the country’s journalists after yesterday’s murder in Mogadishu of Bashir Nur Gedi, the head of the Shabelle press group. Gedi is the eighth journalist to be slain this year in Somalia and the third leading media owner to be killed by unidentified gunmen in the capital.

“The security situation in Mogadishu seems to be completely out of control,” Reporters Without Borders said. “Abandoned by the Somali authorities and their international partners, journalists have become key targets who are easily accessible. One after another, the country’s leading media owners are being eliminated. By taking no action in this climate of total impunity, those who could be in a position to stop these murders will end up becoming accomplices.”

The press freedom organisation also strongly condemned the arbitrary arrests of journalists that continue to be carried out by local and federal authorities throughout the country.

The National Union of Somali Journalists (NUSOJ), the Reporters Without Borders partner organisation in Somalia, said Gedi was killed outside his home in south Mogadishu by a group of young gunmen aged from about 14 to 20. They shot him several times in the head and chest, killing him instantly, and then fled. One of Gedi’s senior employees, Radio Shabelle acting manager Jafar “Kukay” Mohammed, was himself the target of a murder attempt less than a month ago.

The station marked Gedi’s murder by suspending programmes and broadcasting verses from the Koran.

Five journalists were arrested yesterday, three of them in the northeastern region of Puntland, the stronghold of the transitional government’s current president, Abdullahi Yusuf Ahmed. They were Radio Garowe news editor Isse Abdullahi Mohammed, the station’s manager, Abdi Farah Jama Mire, and one of its producers, Mohammad Dahir Yusuf. The authorities, who closed down the station, later released Mire and Yusuf, but they are still holding Mohammed.

Local journalists said the arrests were prompted by Radio Garowe‘s recent broadcast of an interview with Ahmed’s former security chief, who has broken with the president. During the interview, he announced that he would soon publish revelations about abuses committed by the government.

The other two arrests were in Mogadishu. Abdullahi Mohammed “Black” Hassan, the editor of the daily newspaper Ayaamaha, was arrested at his office and was held overnight, for a total of 12 hours, without ever being told why. Abdirashid Abdulle Abikar, a NUSOJ member and Agence France-Presse stringer, was briefly detained while taking photos of injured people in the capital’s Medina hospital. Some of his equipment was confiscated by the security forces. The NUSOJ said the reasons for these arrests were unknown.

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SOMALIE

 

LE DIRECTEUR DE SHABELLE MÉDIA ASSASSINÉ : REPORTERS SANS FRONTIÈRES LANCE UN APPEL À L’AIDE POUR LES JOURNALISTES SOMALIENS

Reporters sans frontières lance un appel urgent à la communauté internationale pour qu’elle prenne des mesures énergiques, avec le gouvernement somalien, en faveur des journalistes après l’assassinat, le 19 octobre 2007, du directeur du groupe de presse Shabelle. Bashir Nur Gedi est le huitième collaborateur de médias tué depuis le début de l’année en Somalie et le troisième grand patron de presse tombé sous les balles d’assassins inconnus à Mogadiscio.

“La situation sécuritaire à Mogadiscio semble hors de tout contrôle. Les journalistes abandonnés par les autorités somaliennes et leur partenaires sont devenus des cibles stratégiques, faciles à approcher. Les uns après les autres, les patrons des grands médias du pays sont éliminés. Dans ce contexte d’impunité totale, à force d’inaction, ceux qui auraient les moyens de stopper cette série criminelle vont finir par se rendre complices de ces meurtres”, a déclaré l’organisation.


Par ailleurs, Reporters sans frontières proteste enérgiquement contre les arrestations arbitraires qui continuent d’être perpétrées par les autorités locales et fédérales sur l’ensemble du territoire.

Selon l’Union nationale des journalistes somaliens (NUSOJ), organisation partenaire de Reporters sans frontières en Somalie, Bashir Nur Gedi a été assassiné, le 19 octobre 2007, par un commando de jeunes hommes, âgés de 14 à 20 ans, devant son domicile, dans le sud de la capitale. Touché plusieurs fois à la tête et à la poitrine, le journaliste est mort sur le coup. Ses meurtriers sont parvenus à prendre la fuite. Moins d’un mois auparavant, le directeur en exercice de Radio Shabelle, Jafar Mohammed “Kukay”, a été victime d’une tentative d’assassinat. En signe de deuil, la radio a interrompu ses programmes pour diffuser des versets du Coran.

Par ailleurs, cinq journalistes ont été interpellés le 19 octobre 2007. Dans la région du Puntland (Nord-Est), fief de l’actuel président du gouvernement fédéral de transition, Abdullahi Yusuf Ahmed, les forces de l’ordre ont procédé à la fermeture de Radio Garowe et ont interpellé le rédacteur en chef, Isse Abdullahi Mohammed, le directeur, Abdi Farah Jama Mire, et un producteur, Mohammad Dahir Yusuf. Ces deux derniers ont été libérés, mais Isse Abdullahi Mohammed est toujours placé en détention. Selon les journalistes locaux, ces arrestations seraient liées à la récente diffusion, sur Radio Garowe, d’une interview de l’ancien chef de la sécurité du président qui a fait défection, pendant laquelle il a promis qu’il publierait des révélations sur les exactions commises par le gouvernement.

Le même jour, à Mogadiscio, les forces de sécurité ont interpellé Abdullahi Mohammed Hassan “Black”, rédacteur en chef du quotidien Ayaamaha, à son bureau. Il a été libéré le lendemain après avoir passé douze heures en détention sans jamais connaître ce qui lui était reproché. De même Abdirashid Abdulle Abikar, stringer de l’Agence France-Presse (AFP) et membre de la NUSOJ, a été brièvement interpellé alors qu’il prenait des photos de blessés dans l’hôpital Médina de la capitale. Les forces de l’ordre ont confisqué son matériel. Selon l’Union nationale des journalistes somaliens, les motifs de ces arrestations ne sont pas connus.


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